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Maldives

Etat d'urgence décrété à Malé, l'île-capitale des Maldives, privée d'eau

La police distribue des bouteilles d'eau à la population depuis le 4 décembre, comme ici à Malé, capitale des Maldives.
La police distribue des bouteilles d'eau à la population depuis le 4 décembre, comme ici à Malé, capitale des Maldives. AFP PHOTO/HAVEERU

La situation est critique aux Maldives, où le gouvernement a décrété l'état d'urgence. La principale île de l'archipel est privée d'eau potable depuis l'incendie d'une usine de désalinisation jeudi 4 décembre. L'archipel très prisé des touristes n'a pas de ressources en eau douce et son alimentation repose sur le stockage des eaux de pluie et le dessalement de l'eau de mer. L'Inde et le Sri Lanka voisin acheminent des tonnes d'eau par avion en attendant le redémarrage de l'usine.

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Dans les rues de Malé, la capitale de l'archipel, des habitants ont pris les magasins d'assaut et se sont battus pour acheter les dernières bouteilles d'eau disponibles. Cette pénurie touche 100 000 personnes, sur une population de 120 000.

Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues, elles distribuent gratuitement, avec l'aide du Croissant rouge, l'eau qui arrive sur chaque vol en provenance des pays voisins, Inde et Sri Lanka. L'Inde a également annoncé l'envoi à Malé d'un bateau équipé de deux unités de désalinisation qui pourront fournir 20 tonnes d'eau potable par jour.

Outre les heurts dans les rues, une polémique a éclaté car d'après certains défenseurs des droits de l'homme, seuls les titulaires d'une carte d'identité des Maldives peuvent bénéficier de la distribution d'eau gratuite. Des milliers de travailleurs migrants du sous-continent indien en seraient exclus.

Le secteur du tourisme, principal employeur de ces migrants, et qui représente 30 % du PIB du pays, est moins touché par la crise, car les hôtels et les stations balnéaires situés sur les petites îles sont équipés de leurs propres unités de dessalement. D'après la presse locale, la remise en route de l'usine pourrait prendre cinq jours.

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