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Inde, Pakistan

Violences dans le Cachemire: une «réponse» de l’armée pakistanaise?

Une attaque contre une base de l’armée indienne au Cachemire a fait onze morts le 5 décembre 2014.
Une attaque contre une base de l’armée indienne au Cachemire a fait onze morts le 5 décembre 2014. REUTERS/Danish Ismail

Situé à la frontière pakistanaise, le Cachemire indien fait face à un regain de violences. Une nouvelle attaque contre une base de l’armée indienne a fait onze morts parmi les militaires le 5 décembre. Cette base se trouve près de la ligne de partage de la région revendiquée par l'Inde et le Pakistan. Le Premier ministre indien Narendra Modi est attendu lundi 8 décembre dans cet Etat en pleine période électorale.

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Onze personnes tuées, c'est le bilan d'une nouvelle attaque qui a visé, vendredi 5 décembre, une base de l'armée indienne située dans le Cachemire, à la frontière pakistanaire. Pourquoi de telles violences continuent-elles à se produire ? La rédaction anglaise de RFI a recueilli les explications de Manoj Joshi, chercheur au sein du think tank Observer Research Foundation à New Delhi.

« Il y a deux types d’analyses possibles, explique Manoj Joshi. La première est que ces attaques sont en rapport avec les élections en cours et le fort taux de participation. L’idée serait de perturber la prochaine phase du scrutin. La seconde, c’est que l’Inde a des difficultés avec le Pakistan. Certains estiment en effet que l’Inde ignore son voisin. Ces violences seraient donc une sorte de réponse de l’armée pakistanaise, tenante de la ligne dure, pour dire : ‘vous ne pouvez pas nous tourner le dos, vous devez tenir compte de nous’. »

« Le problème avec le Pakistan, poursuit le chercheur, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul interlocuteur. Il y a l’armée, le gouvernement, la société civile et les partis politiques, et il faut parler à tout le monde. Or c’est l’armée qui est responsable de ce qui se passe aujourd’hui. Et l’armée pakistanaise ne souhaite pas que l’Inde engage le dialogue avec les autorités civiles. Elle va tout faire pour éviter ce dialogue que nous essayons de mettre en place. »

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