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corée du nord / états-unis

Droits de l'homme: la Corée du Nord au banc des accusés à l’ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi 22 décembre à New York pour évoquer la situation des droits de l'homme en Corée du Nord.
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi 22 décembre à New York pour évoquer la situation des droits de l'homme en Corée du Nord. Kena Betancur/Getty Images/AFP

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni lundi 22 décembre pour discuter, pour la première fois entièrement, des violations des droits de l’homme par la Corée du Nord.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

La réunion a bien failli ne pas avoir lieu, la Chine ayant estimé qu’il n’était pas du ressort du Conseil de sécurité de l'ONU de discuter des droits de l’homme, un avis partagé par la Russie. Mais par 11 voix pour, deux contre et les abstentions du Tchad et du Nigeria, l’objection chinoise a été rejetée.

Le débat, auquel n’a pas assisté le représentant nord-coréen, a été un réquisitoire sévère contre Pyongyang. L’ambassadrice américaine Samantha Power a mené la charge, détaillant les « atrocités » commises dans les camps de travail, perçues comme une menace pour la paix et la sécurité internationale. Elle est favorable à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) pour juger des crimes contre l’humanité de la Corée du nord, comme l’a recommandé l’Assemblée générale de l’ONU.

Au nom de la France, François Delattre a dénoncé « une mécanique effroyable (…) d’un régime sanguinaire pour asservir son peuple ». Et d'ajouter que « les autorités nord-coréennes devront répondre de leurs actes devant la justice ». Quant à l'Américaine Samantha Power, elle n’a fait qu’une brève allusion à l’attaque du 24 novembre contre le studio Sony.

Certains spécialistes américains de la cybersécurité se sont demandés si la panne géante, qui a frappé les connexions internet nord-coréennes lundi 22 décembre, n’était pas une attaque de représailles des Etats-Unis. Sibylline, la porte-parole adjointe du département d’Etat Marie Harf a déclaré que parmi les options pour répondre à la cyberattaque contre Sony « certaines seront visibles, d’autres pas ». Le Sud-Coréen Oh Joon a lui préconisé, au lieu de saisir la CPI, d’essayer une coopération sur les droits de l’homme avec la Corée du Nord.

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