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Chine

La justice chinoise indemnise les parents d'un homme exécuté

Le juge présente les excuses de la justice aux parents du jeune Hugjiltu déclaré non coupable d'un meurtre 18 ans après son exécution.
Le juge présente les excuses de la justice aux parents du jeune Hugjiltu déclaré non coupable d'un meurtre 18 ans après son exécution. AFP

Alors qu'au moins 2 400 condamnés à mort ont été exécutés en Chine l’an dernier, selon des estimations d’une ONG américaine, la justice a reconnu une erreur qui a coûté la vie à un jeune Mongole. L’affaire remonte à 1996, mais c’est aujourd’hui qu’un tribunal a décidé d’indemniser la famille de Hugjiltu, accusé à tort d’avoir tué une jeune femme.

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Avec notre correspondante à PékinHeike Schmidt

Le tribunal versera plus de deux millions de yuans à la famille de Hugjiltu, soit 265 000 euros. « Cet argent nous importe peu », ont dit les parents, « nous espérons surtout qu’une telle erreur judiciaire ne se reproduise plus ». Le 10 juin 1996, leur fils est exécuté pour le viol suivi du meurtre d’une jeune femme. Mais neuf ans plus tard, un autre homme avoue ce même crime et les parents se battent sans relâche pour obtenir un nouveau procès.

Ils doivent attendre huit ans avant que les juges avouent enfin leur erreur : Hugjiltu est déclaré non-coupable. « Les faits et preuves ayant motivé le verdict étaient insuffisants et pas assez déterminants », déclare la haute cour de la ville de Hohhot, dans son nouveau jugement, le 15 décembre dernier. Un aveu d’erreur rarissime en Chine.

Mais le cas de Hugjiltu pourrait faire école. Ce mois-ci, la Cour suprême a accepté de revenir sur l’affaire Nie Shubin, exécuté en 1995. Là encore, un autre homme a depuis avoué les meurtres pour lesquelles le jeune homme a été condamné à la peine capitale.

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