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Pakistan / Inde

Le cerveau présumé des attentats de Bombay bientôt libre?

Le campement du Jamaat ud-Dawa (C) où a été arrêté le cerveau présumé des attentats de Bombay, en Inde.
Le campement du Jamaat ud-Dawa (C) où a été arrêté le cerveau présumé des attentats de Bombay, en Inde. (Photo : AFP)

La Haute Cour d’Islamabad, au Pakistan, a décidé la remise en liberté Zaki ur-Rehman Lakhvi, le cerveau présumé des attentats de Bombay 2008. L’Inde n’a pas tardé à réagir, appelant le gouvernement pakistanais à prendre des mesures pour que Zaki ur-Rehman Lakhvi ne sorte pas de prison.

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Zaki ur-Rehman Lakhvi est accusé d’être le cerveau des attentats de Bombay en 2008, qui avaient fait plus de 166 morts. Le traumatisme avait été énorme pour l’Inde, les services de sécurité mettant trois jours pour venir à bout des assaillants lourdement armés – des images retransmises dans le monde entier.

Zaki ur-Rehman Lakhvi est en prison au Pakistan depuis 2009 avec six autres personnes. Selon New Delhi, ils auraient agi pour le compte du mouvement interdit Lashkar-e-Taïba, toujours actif au Pakistan, au travers de son organisation caritative Jamaat-ud-Dawa. L’Inde accuse aussi des « agences pakistanaises officielles ». Islamabad ferait d’ailleurs selon elle traîner le procès, ce à quoi le Pakistan répond que c’est New Delhi qui ne lui fournit pas les éléments prouvant que les accusés sont coupables.

C’est d’ailleurs la raison qu’avait invoquée la Haute Cour d’Islamabad il y a trois mois pour prononcer une première libération de Zaki ur-Rehman Lakhvi. Les autorités l’avaient maintenu en prison en invoquant la loi sur l’ordre public, devant les réactions outrées de l’Inde et des Etats-Unis. Une décision qui avait ensuite été suspendue par la Haute Cour d'Islamabad. Mais juste avant de sortir de prison, Lakhvi avait été à nouveau arrêté dans une autre affaire. Un véritable ping-pong judiciaire. Si le gouvernement pakistanais fait appel devant la Cour suprême de la libération décidée aujourd’hui, Zakiur Rehman Lakhvi pourrait encore rester en prison.

Depuis décembre dernier, aucune preuve supplémentaire n'a pu être apportée au dossier pour maintenir Zaki ur-Rehman Lakhvi en détention, indique notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis. L'Inde a pourtant fourni des enregistrements de communications téléphoniques dans lesquelles on l'entendrait donner des ordres aux tueurs. A court terme, New Delhi estime que la libération de cet ennemi déclaré de l'Inde pourrait accroître les risques d'attaques sur son sol. A long terme, cela devrait compliquer davantage la reprise d'un dialogue entre les deux frères ennemis.

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