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Afghanistan

L'armée afghane assure avoir repris la ville stratégique de Kunduz

Les forces spéciales afghanes à Kunduz, le 29 septembre 2015.
Les forces spéciales afghanes à Kunduz, le 29 septembre 2015. REUTERS/Stringer

Les combats ont, semble-t-il, été très violents durant la nuit dernière à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan. Ils ont opposé l'armée afghane et les talibans, qui avaient pris le contrôle de cette ville stratégique, capitale provinciale qui constituait la plus belle prise des insurgés depuis 2001. Ce jeudi 1er octobre, selon des responsables afghans, Kunduz aurait finalement été reprise.

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En Afghanistan, trois jours après la prise de Kunduz par les talibans, la contre-offensive des forces afghanes aurait permis de reprendre au moins une grande partie de cette grande ville du nord du pays aux insurgés au cours de la nuit. C'est en tout cas ce qu'a affirmé ce jeudi sur Twitter le porte-parole du ministère de l’Intérieur afghan : « La ville a été reprise et nettoyée des terroristes qui l'occupaient, l'ennemi a subi de lourdes pertes ».

Aux dires du vice-ministre, une « opération spéciale » menée au cours de la nuit aurait permis aux forces gouvernementales de reprendre la première capitale provinciale tombée aux mains des talibans depuis la chute de leur régime en 2001. C’était le discours officiel de Kaboul ce jeudi matin, alors que les talibans affirmaient de leur côté qu'ils continuent de se battre et qu'ils contrôlaient toujours une partie de la ville.

La situation reste confuse à l’heure actuelle, relate notre correspondant à Kaboul Joël Bronner, puisque des tirs et des combats sporadiques sont toujours signalés au cœur de Kunduz. Réfugié dans une cave à deux kilomètres du centre-ville, un habitant a parlé de « combats violents ». Des habitants restés sur place ont néanmoins confirmé ce jeudi que les forces gouvernementales avaient repris plusieurs quartiers. Pour la première fois, des convois militaires ont réussi à pénétrer dans le centre-ville.

Si les talibans ont affirmé avoir repoussé l'offensive, l'un de leurs commandants a reconnu qu’ils avaient en fait quitté la plupart des quartiers. « Notre but était de montrer notre force, expliquait-il, nous avons prouvé que nous pouvions prendre n’importe quelle ville quand nous le voulons. » La perte - même temporaire - de Kunduz aura en effet été dévastatrice pour l’image du gouvernement du président Ashraf Ghani, élu sur la promesse de ramener la paix dans le pays.

Elle aura aussi révélé que l’armée afghane, dont certains hommes auraient fui lundi au moment de l’assaut des talibans, a eu besoin de l’aide aérienne et au sol de l’Otan, dont les hommes ne sont pourtant plus censés être là pour autre chose que du conseil et de la formation. Cette offensive talibane montre aussi que les insurgés quittent désormais leur base traditionnelle du Sud pour attaquer le Nord de manière spectaculaire. Cet été, les attaques ont été particulièrement violentes dans tout le pays.

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