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Afghanistan

Afghanistan: les Hazaras manifestent leur colère à Kaboul

Le 11 novembre, des milliers de membres de la communauté hazara ont défilé dans les rues de Kaboul pour réclamer justice après la décapitation de sept des leurs.
Le 11 novembre, des milliers de membres de la communauté hazara ont défilé dans les rues de Kaboul pour réclamer justice après la décapitation de sept des leurs. REUTERS/Ahmad Masood

Plusieurs milliers d'Afghans sont descendus mercredi 11 novembre dans les rues de Kaboul pour dénoncer les violences contre les Hazaras. Cette minorité chiite est persécutée par les rebelles talibans et laissée pour compte par le pouvoir. Les manifestants protestent suite à la mort le week-end dernier de sept membres de leur communauté qui ont été décapités par des islamistes.

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Ils étaient plusieurs milliers à battre le pavé dans un quartier dans l'ouest de la capitale afghane. Essentiellement des Hazaras venus protester et demander justice suite au massacre de sept des leurs : quatre hommes, deux femmes et un enfant décapités et dont les corps ont été retrouvés à Zaboul, une province du sud-est du pays, où deux factions talibanes rivales sont en conflit depuis samedi.

Les forces de sécurité afghanes ont tiré des coups de sommation aux abords du palais présidentiel à Kaboul. « Des coups de sommation ont été tirés. Les manifestants se dispersent et personne n'a été blessé », a déclaré à l'AFP Sayed Gul Agha Rohani, chef-adjoint de la police de Kaboul, sans préciser qui de la police, de l'armée ou de la garde présidentielle avait tiré.

Les Hazaras sont régulièrement persécutés par les sunnites fondamentalistes, en particulier lorsque les talibans étaient au pouvoir à la fin des années 90. Mais pour cette communauté qui représente 10% de la population, cet incident est celui de trop. Les Hazaras réclament des comptes au gouvernement, accusé d'indifférence.

Le président Ashraf Ghani a assuré hier que les forces de sécurité mettraient tout en oeuvre pour retrouver les meurtriers, des « assassins », qui cherchent, dit-il, à « semer la discorde et la peur ». Et de fait la peur s'est propagée dans de nombreuses régions, y compris dans le nord du pays, autrefois relativement stable, où les rebelles talibans étendent désormais leur insurrection.

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