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Chine/Droits de l'homme

Chine:procès de l'avocat défenseur des droits de l'homme Phu Zheqiang

Avril 2015 : police paramilitaire chinoise dans la province du Xinjiang.
Avril 2015 : police paramilitaire chinoise dans la province du Xinjiang. AFP PHOTO / Greg BAKER

Tribunal encerclé par la police, militants des droits de l’Homme et amis pris à part par des forces de l’ordre, c’est sous haute surveillance que le procès de l’avocat Phu Zheqiang a commencé ce lundi matin 14 décembre à Pékin. Connu pour avoir défendu l’artiste Ai Weiwei, l’éminent défenseur des droits de l’homme a été arrêté en mai 2014 après avoir participé à une réunion commémorant le 25ème anniversaire du massacre de la place Tiananmen. Depuis, il est en prison comme de nombreux autres militants des droits de l'homme.

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avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Phu Zheqiang n’a rien fait d’autre que donner son avis sur l’actualité chinoise. Sept brefs textes postés sur les réseaux sociaux lui valent une accusation pour « incitation à la haine ethnique » et « provocation de querelles et de troubles ». Sept textes qui ont un point commun : ils critiquent le pouvoir en place.

Dans l’un de ces commentaires, l’avocat s’en prend à la politique répressive contre les Ouighours, la communauté musulmane et turcophone du Xinjiang. Il y critique notamment l’interdiction du voile et accuse le régime de se comporter comme des « conquérants » pillant cette région autonome. Dans une autre note, Phu Zheqiang se demande pourquoi des portraits de Mao doivent être affichés dans des temples tibétains.

L’avocat dérange aussi lorsqu’il pose cette question provocatrice sur Sina Weibo, le twitter chinois : « Les choses iraient elles vraiment mal SANS le parti communiste ? », parti qu’il accuse par ailleurs de mentir. Dans un système où la liberté d’expression est systématiquement bafouée et où le parti unique est intouchable, le très charismatique Phu Zhe-quiang a peu de chances d’échapper à une lourde condamnation. L’éminent défenseur des droits de l’Homme risque huit ans de prison.

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