Accéder au contenu principal
Australie / Climat

Pourquoi l’Australie sacrifie la recherche sur le climat?

La tortue était la mascotte de la manifestation pour le climat dans les rues de Melbourne.
La tortue était la mascotte de la manifestation pour le climat dans les rues de Melbourne. AFP PHOTO / Paul Crock

Deux mois après la COP21, l'Australie compte limiter la recherche sur le climat, en supprimant notamment des dizaines de postes. Plusieurs milliers de chercheurs ont envoyé une lettre au Premier ministre cette semaine pour contester cette décision.

Publicité

Faut-il limiter l'étude du climat pour financer des solutions plus concrètes ? Oui, répond l'Agence australienne pour la science. Non, s'offusque la communauté scientifique.

Ils sont près de 3 000 chercheurs dans 60 pays - Australie, Etats-Unis, France, Japon entre autres - à avoir signé une lettre envoyée au Premier ministre australien.

On peut y lire de vives oppositions contre des « coupes dévastatrices ». En effet, au début du mois, le directeur de l'agence, le Docteur Larry Marshall avait expliqué aux employés sa nouvelle politique : « Il est temps que le passage à l'action prenne le pas sur la recherche. »

→ A (RE)LIRE : Conférence climat COP21: seulement 33 pays annoncent leur contribution

Résultat : 110 postes à plein temps doivent être supprimés. Au total, 350 emplois seraient menacés.

La communauté scientifique dit ne pas comprendre cette décision, qui intervient deux mois seulement après la COP21 à Paris. L'Australie s'y était engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 26% à 28% d'ici à 2030.

Selon les spécialistes du climat, il va être plus difficile de tenir ces promesses si la recherche pure est limitée. D'autant plus que le pays est l'un des plus gros pollueurs du monde.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.