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Inde/France

Vente de Rafale: contrat signé entre la France et l'Inde

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (G) et son homologue indien Manohar Parrikar se serrent la main après après la signature des contrats de vente d'avions Rafale, à New Delhi, le 23 septembre 2016.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (G) et son homologue indien Manohar Parrikar se serrent la main après après la signature des contrats de vente d'avions Rafale, à New Delhi, le 23 septembre 2016. REUTERS/Roberto Schmidt

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est arrivé en Inde jeudi soir, accompagné du patron de Dassault aviation, Eric Trappier, pour signer ce vendredi le contrat de vente de 36 avions de chasse Rafale à l'Inde. Un accord intergouvernemental évalué à 7,8 milliards d'euros qui met fin à plus de 9 ans d'appels d'offres et de négociations entre Dassault aviation et l'Inde. L'ambiance est donc aujourd'hui au soulagement et à la célébration à New Delhi.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Une salle exigüe, où se serrent fonctionnaires, gradés et une vingtaine de journalistes, des petites tables pour accueillir les précieux documents, la signature, attendue depuis 9 ans au ministère de la Défense, tenait de l'intime. Une sobriété qui contraste avec les sommes échangées : 7,8 milliards d'euros, grâce aux paraphes des deux ministres.

Dassault est entré dans la course en 2007 pour ce méga contrat qui comptait à l'époque 126 appareils. Une compétition qu'il a remportée il y a 4 ans, avant que le gouvernement indien décide, il y a 18 mois, de réduire la commande à seulement 36 appareils.

Les industriels français doivent donc être soulagés même si, étonnamment, aucun ministre indien n'avait publiquement confirmé cette commande à moins de deux heures de la signature. Dans tous les cas, New Delhi achète donc les 36 Rafale pour environ 7,8 milliards d'euros, le plus gros contrat de cet avion à l'export.

Ils seront livrés prêts à voler à partir de 2019, pour devenir les chasseurs les plus performants d'une flotte indienne vieillissante ; un signal fort à ses voisins chinois et pakistanais avec qui les relations sont tendues à cause de leurs différends territoriaux.

Des critiques cependant sur le coût de l'avion

L'armée de l'air indienne a besoin de bien plus que 36 chasseurs pour moderniser sa flotte, et pourrait même devoir commander d'autres Rafale pour cela. Or l'avion français est certes très performant, mais également très cher ; 130 millions d'euros pièce, sans les missiles, estime un expert indien, soit plus de deux fois le prix d'un Sukhoi 30, l'avion russe comparable. Certains affirment que l'Inde ne peut pas se permettre ce luxe et que cette dépense va en plus freiner les investissements publics pour développer sa propre industrie d'armement. Le choix semble fait dans tous les cas par New Delhi et, point positif pour Paris, il vient renforcer pour longtemps les liens stratégiques entre l'Inde et la France.

→ A (re)lire : Vente de l'avion Rafale: la fin de la malédiction

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