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Corée du Nord

Mort du demi-frère de Kim Jong-un en Malaisie: le point sur l'enquête

L'hôpital général de Kuala Lumpur, le 17 février dernier pendant l'autopsie du Sud-Coréen Kim Jong-nam.
L'hôpital général de Kuala Lumpur, le 17 février dernier pendant l'autopsie du Sud-Coréen Kim Jong-nam. REUTERS/Athit Perawongmetha

Douze jours après l'assassinat, à l'aéroport de Kuala Lumpur, de Kim Jong-nam, demi-frère du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, la police malaisienne a annoncé son intention de demander un mandat d'arrêt à l'encontre d'un diplomate de Corée du Nord, a-t-on appris ce samedi 25 février 2017. Le point sur l'enquête autour du mystérieux empoisonnement de Kim Jong-nam, fils aîné de Kim Jong-il et de sa maîtresse.

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La police malaisienne est à la recherche du deuxième secrétaire de l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Kumpur, Hyon Kwang-song. Elle souhaite l'interroger dans le cadre de son enquête sur la mort de Kim Jong-nam, empoisonné le 13 février dernier par un poison neurotoxique très puissant, considéré par les Nations unies comme une arme de destruction massive.

A ce stade, huit Nord-Coréens sont recherchés par autorités de Kuala Lumpur. L'un d'eux est détenu par la police, quatre se sont apparemment enfuis dans leur pays, et deux autres se trouvent toujours en Malaisie, dont le diplomate Hyon Kwang-song donc. On ignore tout du huitième ressortissant, également recherché par la police.

Deux autres personnes, une Indonésienne de 25 ans, et une Vietnamienne, sont également sous les verrous. Siti Aisyah, l'Indonésienne, a raconté à la police avoir été payée 90 dollars par un inconnu pour participer à ce qu'elle croyait être une caméra cachée.

Chez une suspecte, les signes d'un contact avec le poison ?

L'une de ces deux femmes est tombée malade en prison, prise notamment de vomissements. Une conséquence possible de son contact avec l'agent neurotoxique utilisé pour tuer Kim Jong-nam. Les résultats de l'autopsie ont en effet démontré que le fils aîné de feu l'ancien maître de Pyongyang a succombé à un puissant poison, le VX.

Il s'agit d'une version plus mortelle du gaz sarin, qui s'attaque au système nerveux et musculaire et peut provoquer la mort en quelques minutes. Pour écarter tout risque, des équipes spéciales ont été déployées dans l'enceinte de l'aéroport de Kuala Lumpur pour nettoyer les lieux et s'assurer qu'aucune trace ne subsiste de ce poison, indolore, inodore et hautement toxique.

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