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Indonésie

Trafic de drogue: le président indonésien Widodo passe à la vitesse supérieure

Le président indonésien Joko Widodo, lors d'une interview à l'agence Reuters à Jakarta, le 3 juillet 2017. (Photo d'illustration)
Le président indonésien Joko Widodo, lors d'une interview à l'agence Reuters à Jakarta, le 3 juillet 2017. (Photo d'illustration) REUTERS/Beawiharta/File photo

Le président indonésien Joko Widodo a donné l'ordre aux policiers de désormais tirer systématiquement sur les personnes suspectées de trafic de drogue, si celles-ci résistent au moment de leur arrestation. Une mesure expéditive qui n’est pas sans rappeler la guerre contre la drogue menée aux Philippines voisines par le président controversé Rodrigo Duterte.

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Avec notre correspondant à Jakarta,  Joël Bronner

« Soyez fermes. Surtout avec les trafiquants étrangers qui entrent dans le pays. S'ils résistent même un tout petit peu, tirez, soyez sans pitié ! ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que le message du président Joko Widodo prononcé en fin de semaine à l’intention des policiers indonésiens est clair.

Ces propos, tenus devant un parterre d’hommes politiques, interviennent une semaine après la saisie record d’une tonne de méthamphétamine – une drogue que les Indonésiens appellent sabu-sabu – qui a conduit à l’arrestation de 4 Taïwanais et à la mort d’un 5e, qui avait résisté au moment de son interpellation.

La législation indonésienne figure déjà parmi les plus strictes du monde concernant le trafic de drogue, puisqu’il peut notamment être puni de la peine de mort. Ces deux dernières années, 18 personnes ont ainsi été fusillées après avoir été reconnues coupables de ce type de trafic. Pour mémoire, le Français Serge Atlaoui se trouve lui depuis 10 ans dans le couloir de la mort indonésien.

Cette extrême fermeté affichée par le président du plus grand archipel du monde n’est pas sans rappeler la politique anti-drogue du voisin philippin Rodrigo Duterte, qui encourage carrément à abattre toute personne soupçonnée de trafic.

Une évolution qui inquiète le représentant de Human Rights Watch à Jakarta, qui craint justement de voir là « un feu vert » octroyé à la police pour « tirer sans se préoccuper des procédures ».

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