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Corée du Nord

Tirs balistiques de la Corée du Nord: Donald Trump hausse le ton contre Pékin

Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping au G20 de Hambourg, le 8 juillet 2017.
Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping au G20 de Hambourg, le 8 juillet 2017. REUTERS/Saul Loeb

Le président américain Donald Trump a prévenu samedi 29 juillet qu'il ne permettrait plus à la Chine de « ne rien faire » face à la Corée du Nord, après le tir d'un missile balistique intercontinental réussi vendredi par Pyongyang, qui affirme pouvoir atteindre désormais le territoire américain.

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« Je suis très déçu par la Chine. Nos stupides anciens dirigeants l'ont laissée engranger des milliards de dollars par an, pourtant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler. Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème! », a déclaré Donald Trump sur Twitter, après le nouveau tir de missile balistique de la Corée du Nord.

L'ambition de Pyongyang de se munir de la puissance nucléaire pose un épineux problème au président américain qui est en désaccord avec Pékin sur la manière de gérer la Corée du Nord. A plusieurs reprises, Donald Trump a pressé la Chine de contenir les ambitions de son récalcitrant voisin, mais Pékin lui rétorque que le dialogue est le seul moyen de faire influer les positions.

La Chine, principale alliée de Pyongyang, a certes condamné le tir en soulignant qu'elle « s'oppose aux violations par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU », mais le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a estimé pour sa part qu'« en tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique » de Pyongyang, Pékin, mais également Moscou, portaient une « responsabilité spéciale » dans l'aggravation de cette menace.

Une stratégie américaine inefficace

Jusqu'ici, la stratégie américaine concernant la Corée du Nord – qu'il s'agisse de l'administration de Donald Trump ou de Barack Obama – n'a pas porté ses fruits: malgré un renforcement des sanctions internationales à l'ONU et des pressions sur la Chine, Pyongyang a poursuivi ses programmes militaires balistique et nucléaire.

Le tir de vendredi survient après le premier test réussi le 4 juillet, jour de la fête d'indépendance des Etats-Unis, d'un missile intercontinental. Des experts estiment que le dernier tir de missile serait significativement plus puissant.

Au Japon, l'un des pays les plus exposés à la menace nord-coréenne, le chef de la diplomatie Fumio Kishida a expliqué avoir convenu avec Rex Tillerson lors d'un échange téléphonique de mettre « le plus de pression possible » sur Pyongyang, avec une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU « comprenant des mesures sévères » et « en travaillant sur la Chine et la Russie ». L'ONU a infligé six séries de sanctions à Pyongyang depuis 2006 mais deux résolutions adoptées l'an dernier les ont particulièrement renforcées.

Avec AFP

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