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Australie

Risques climatiques: une banque australienne poursuivie par ses actionnaires

Les actionnaires de la Commonwealth bank ont décidé d'intenter une action en justice pour ne pas avoir pris en compte le risque climatique dans ses investissements.
Les actionnaires de la Commonwealth bank ont décidé d'intenter une action en justice pour ne pas avoir pris en compte le risque climatique dans ses investissements. REUTERS/David Gray/File Photo

En Australie, des actionnaires poursuivent en justice la Commonwealth Bank, l'un des 4 grands établissements bancaires du pays. Motif : la banque ne prend pas en compte le risque climatique dans ses investissements. Ce procès constitue une première mondiale et il pourrait créer un précédent.

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Avec notre correspondante à Melbourne,  Caroline Lafargue

Dans son dernier rapport annuel, la Commonwealth Bank évoque le changement climatique comme un enjeu social, environnemental et de gouvernance, mais elle ne le classe pas comme un risque financier concret.

C'est cette omission qui a poussé deux de ses actionnaires à porter plainte contre la banque. L'un d'eux est un militant de la cause climatique et ils sont représentés par les avocats d'une ONG de défense de l'environnement : Environmental justice Australia.

Droit à l'information des actionnaires

Les deux actionnaires estiment avoir le droit d'être informés des risques pris par la banque quand elle investit dans l'industrie fossile, car la transition mondiale vers une économie à faibles émissions de carbone est amorcée et, si les projets d'exploitations des combustibles fossiles s'effondrent, la banque risque de perdre de l'argent, souligne l'avocat des 2 actionnaires, David Barnden.

Il évoque ainsi le financement de la mine de charbon géante de Carmichael, que l'Indien Adani veut exploiter dans le Queensland et qui pourrait faire doubler les émissions de CO2 de l'Australie. La Commonwealth Bank est accusée de vouloir financer la mine, alors que la viabilité du projet est remise en cause.

L'avocat estime que ce procès, premier du genre, pourrait créer un précédent mondial et forcer les banques et sociétés d'assurance à être transparentes sur les risques financiers liés au changement climatique.

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