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Thaïlande

Thaïlande: verdict clément pour Shinawatra, condamnée à cinq ans de prison

Yingluck Shinawatra à Bangkok, en Thaïlande, le 12 février 2016.
Yingluck Shinawatra à Bangkok, en Thaïlande, le 12 février 2016. REUTERS/Jorge Silva

L'ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a été condamnée, mercredi 27 septembre par contumace, à cinq ans de prison pour négligence dans un programme de subventions accordées aux riziculteurs sous son mandat. Yingluck Shinawatra ne s'est pas présentée devant la justice, fin août 2017, dans un procès largement jugé politique. Elle a choisi l'exil. Olivier Guillard, directeur de recherche à l'Iris, explique le contexte particulier de ce verdict et la situation de blocage politique en Thaïlande.

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On finit, ces derniers jours, de pleurer la disparition du roi il y a un an, donc ce n’était pas le moment d’ajouter pour cette période, encore un petit peu fragile politiquement, une disgrâce supplémentaire sur une des représentantes d’une des parties, et non des moindres, de la population participant au vote en Thaïlande. Et pour ce qui relève de celle qui fut donc la première chef du gouvernement de l’histoire de la Thaïlande moderne, la politique ne l’intéressait pas. C’était une dame qui était plutôt investie dans les affaires du groupe de sa famille. Et son retrait de la vie politique, je ne suis pas certain qu’il lui pèse tant que cela. Ce qui reste, en revanche, quelque chose d’un petit peu plus préoccupant, c’est la force de nier la règle de la démocratie dans ce pays. On peut se demander comment va finir par réagir la population. Plus de 50% de l’électorat, aujourd’hui, voterait à nouveau pour les partis proches de Madame Shinawatra ou de son frère. Ils remporteraient donc les élections, ce que ne veulent absolument pas les détenteurs aujourd’hui du pouvoir et leurs sponsors, à savoir les élites urbaines, les milieux industriels, la police, le palais royal et l’armée. Donc, nous sommes toujours dans une situation de blocage et les militaires n’ont aucune envie de voir demain retourner en leur défaveur le cours d’une démocratie qui est bien tourmentée

Olivier Guillard, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris)

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