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Birmanie

Le nettoyage ethnique des Rohingyas en Birmanie se poursuit, dénonce l'ONU

Des enfants réfugiés rohingyas au camp de Thankhali, le 12 janvier 2018 au Bangladesh.
Des enfants réfugiés rohingyas au camp de Thankhali, le 12 janvier 2018 au Bangladesh. AFP

« Le nettoyage ethnique des Rohingyas se poursuit en Birmanie », c’est ce qu’affirme ce mardi 6 mars Andrew Gilmour. Le Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU revient d’un voyage de quatre jours au Bangladesh, où il a rencontré quelques-uns des 700 000 réfugiés chassés ces six derniers mois de Birmanie par l’armée. 

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« Le gouvernement birman ne cesse de dire au monde qu’il est prêt au retour des réfugiés rohingyas, alors que dans le même temps ses forces de sécurité continuent de les chasser vers le Bangladesh », affirme Andrew Gilmour, sous-secrétaire général aux droits de l'homme de l'ONU. Après quatre jours de rencontres avec les réfugiés dans les camps de Cox’s Bazaar, près de la frontière entre les deux pays, Andrew Gilmour en est convaincu : en Birmanie, le nettoyage ethnique des musulmans rohingyas continue.

Seule la nature de la violence a changé : « De la boucherie sanglante et des viols de masse, on est passé à une campagne de terreur et de famine de moindre intensité, dont l’objectif semble être de chasser de chez eux les Rohingyas restant et les pousser vers le Bangladesh ». Il est donc « inconcevable », souligne le Haut-commissaire aux droits de l’homme, que dans un futur proche des Rohingyas retournent en Birmanie. 

L’armée birmane continue de nier toute exaction à l’encontre de la population rohingyas - excepté un incident isolé. L’armée a d'ailleurs encore répété que les Rohingyas ne faisaient pas partie des groupes ethniques birmans: une opinion partagée par la majeure partie de la population birmane. Pendant ce temps, au Bangladesh où la mousson approche, Andrew Gilmour craint que les centaines de milliers de réfugiés entassés dans des camps ne soient maintenant victimes de glissements de terrains et d’inondations.

 

Les réfugiés que j’ai rencontrés à Cox's Bazaar, qui étaient arrivés ces dix derniers jours, m’ont dépeint une situation que je ne peux, je crois, que qualifier de nettoyage ethnique continu. Ils m’ont tous décrit un système de violence, de passage à tabac, de viols, de meurtres, mais aussi une campagne encore plus systématique de famine organisée.

Andrew Gilmour, Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

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