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Corée du Sud

Corée du Sud: le scandale An Hee-jung, gouverneur et violeur

Ahn Hee-jung était arrivé deuxième l'année dernière dans la course à l'investiture du Parti démocratique pour la présidentielle sud-coréenne.
Ahn Hee-jung était arrivé deuxième l'année dernière dans la course à l'investiture du Parti démocratique pour la présidentielle sud-coréenne. REUTERS/Kim Kyung-Hoon/File Photo

En Corée du sud, les circonstances de la démission d’un politique de premier plan, le gouverneur de la province de Chungcheong Sud font scandale. Ce démocrate était vu comme un possible successeur du président sud-coréen Moon Jae-in. En 2017, il était arrivé en seconde position lors de la primaire du parti. Mais c’était avant que l’une de ses collaboratrices ne l’accuse de l’avoir violée à plusieurs reprises depuis son embauche. 

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Après avoir d’abord affirmé que ces relations sexuelles était consentie, An Hee-jung a fini par présenter ce mardi ses excuses sur Facebook, auprès des Coréens et de Kim Ji-eun. La jeune femme de 33 ans était apparue hier lundi sur la chaîne de télévision JTBC, accusant le gouverneur de l’avoir violée à quatre reprises depuis son embauche en juin dernier. Le pire, a-t-elle raconté, « c’est lorsqu’il m’a convoquée dans son bureau pour présenter ses excuses », évoquant le mouvement #Metoo, « et qu’il m’a de nouveau violée ». Kim Ji-eun a également accusé l’homme politique d’avoir agressé sexuellement d’autres femmes. 

An Hee-jung, 52 ans, bénéficiait jusqu’ici d’une très grande cote de popularité auprès de la jeunesse de gauche. L’affaire a déclenché la fureur des réseaux sociaux, d’autant que le désormais ex-gouverneur avait apporté son soutien au mouvement #Metoo, quelques heures avant que l’affaire n’éclate. Le mouvement #Metoo qui a véritablement pris de l’ampleur en Corée du Sud le mois dernier, lorsqu’une procureur a témoigné du harcèlement sexuel que lui avait fait subir un de ses supérieur. «Le mouvement #Metoo qui, explique Kim Ji-eun, m’a donné le courage de témoigner».

An Hee-jung a annoncé qu’il se retirait de la vie politique. Toutes les entreprises liées de près ou de loin à son nom ont vu, ce mardi 6 mars, leurs actions plonger en bourse. 

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