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Inde

L'Inde convoque Facebook, Twitter et WhatsApp après des rumeurs meurtrières

Le gouvernement indien va rencontrer les patrons de WhatsApp, Facebook et Twitter après des rumeurs concernant des enlèvements d'enfants qui ont entrainé des règlements de compte dans l'ouest du pays.
Le gouvernement indien va rencontrer les patrons de WhatsApp, Facebook et Twitter après des rumeurs concernant des enlèvements d'enfants qui ont entrainé des règlements de compte dans l'ouest du pays. ©NICOLAS ASFOURI / AFP

En Inde, les autorités fédérales ont annoncé pour la première fois qu'elles allaient convoquer les responsables de WhatsApp pour leur demander d'agir. Une mesure qui fait suite à l'arrestation de 23 individus soupçonnés du meurtre de cinq personnes, tabassées à mort après avoir été faussement accusées d'être des ravisseurs d'enfants. Elles sont les dernières victimes d'une vague de rumeurs qui a déjà fait une vingtaine de morts depuis plus d'un mois et qui se répandent par la messagerie WhatsApp.

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Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

Le gouvernement va bientôt rencontrer les représentants de Facebook, Twitter et surtout WhatsApp. L'objectif est de leur faire comprendre qu'ils sont en partie responsables des messages qui circulent sur leur réseau et doivent donc agir quand ces derniers se transforment en rumeurs meurtrières.

Un tel contrôle est possible pour Facebook et Twitter, qui collaborent régulièrement sur de tels sujets, mais sera plus difficile pour WhatsApp, qui a construit sa réputation sur le fait que ses messages sont totalement cryptés et impossible à intercepter par les autorités ou la compagnie elle-même. WhatsApp vient toutefois d'annoncer qu'elle va tester une disposition qui identifie quand un message n'a pas été composé par son expéditeur mais simplement transféré - ce qui arrive pour l'essentiel de ces fausses informations.

Mobilisation policière

En attendant, la police indienne s'est déployée dans de nombreux villages pour contrer ces rumeurs, mais la population n'a généralement pas confiance en elle et fuit, parfois, quand les agents arrivent. Des dizaines de lyncheurs ont certes été arrêtés, mais les autorités peinent encore à comprendre qui lance ces fausses informations sur les enlèvements d'enfants.

Celles-ci utilisent souvent des vidéos communes à tout le pays, mais sont à chaque fois adaptées, dans la langue et avec des craintes particulières à chaque région. Ce qui indique qu'il y a des instigateurs locaux qui auraient intérêt à ce qu'elles se propagent.

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