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Chine: le Premier ministre japonais en visite «pragmatique» à Pékin

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (G) et son homologue chinois Li Keqiang.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (G) et son homologue chinois Li Keqiang. Roman Pilipey/Pool via REUTER

Shinzo Abe est à Pékin pour trois jours. C’est la première visite officielle d’un Premier ministre japonais en Chine depuis sept ans. En 2012, la nationalisation par les Japonais des îles Senkaku, appelées Diaoyu par les Chinois qui veulent les contrôler, avait considérablement accru les tensions entre les deux pays. L’objectif de cette visite est « un retour à la normale des relations ». D'autant que les sanctions économiques de Donald Trump envers la Chine ont peut-être motivé Pékin pour avoir de meilleures relations avec son voisin.

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Shinzo Abe est arrivé jeudi à Pékin pour la première visite en Chine d'un Premier ministre japonais depuis sept ans, les deux puissances asiatiques cherchant à se rapprocher face aux incertitudes de la politique américaine. Le chef du gouvernement japonais devait être reçu dans la journée par son homologue Li Keqiang, avant de s'entretenir vendredi avec le président Xi Jinping.

Pour Yuichi Hosoya, professeur de relations internationales à l'Université Keio de Tokyo, Japonais et Chinois font preuve de pragmatisme avec ce rapprochement. « Shinzo Abe comme Xi Jinping comprennent parfaitement que pour avoir une meilleure économie, il faut que les relations politiques soient meilleures. En 2010-2011 à cause des Senkaku nous avions une relations très, très tendue. A ce moment-là la Chine a tenté de séparer les questions politiques des relations économiques, mais elle n’y est pas arrivée. Pour Shizo Abe comme Xi Jinping, l’objectif numéro 1 c’est l’économie de son propre pays. Mais tout cela est assez pragmatique, ce n’est pas de l’amitié. Donc il y a toujours beaucoup, beaucoup de sujets de tensions, mais tant qu’ils restent pragmatiques, ils vont continuer à créer une meilleure relation. Et puis tout dépend des opinions publiques. Si elles font pression sur les gouvernements pour qu’ils changent de direction, ce sera très difficile pour Shinzo Abe comme pour Xi Jinping de réduire ces pressions qui viennent de l’intérieur. »

Les deux parties vont chercher à accroître leur coopération économique: les entreprises japonaises, en quête de relais de croissance à l'étranger, ont beaucoup à gagner en Chine, tandis que Pékin est intéressé par les technologies et le savoir-faire de l'archipel.

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