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Japon

Japon: de nouvelles charges du parquet pour maintenir Carlos Ghosn en prison

Carlos Ghosn apparaît dans un bulletin d'information à la télévision japonaise, le 20 novembre 2018.
Carlos Ghosn apparaît dans un bulletin d'information à la télévision japonaise, le 20 novembre 2018. Toshifumi KITAMURA / AFP

Carlos Ghosn ne sortira pas de prison tout de suite. Alors qu'une libération sous caution du Français semblait imminente, le parquet a décidé de l'arrêter de nouveau, ce qui lui donne 48 heures de plus pour l'interroger sur de nouvelles charges. Selon un communiqué, le PDG déchu de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir « failli à sa fonction et d'avoir causé un préjudice à Nissan ». La durée de cette garde à vue peut être étendue.

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Le Franco-Libano-Brésilien Carlos Ghosn, 64 ans, a fait vendredi l'objet d'un troisième mandat d'arrêt au Japon, cette fois pour abus de confiance aggravé. Selon les médias japonais, il dément. Il ne sortira pas tout de suite de prison, néanmoins. La veille, le tribunal avait refusé d'étendre sa garde à vue, et rejeté l'appel des procureurs. Une libération s'entrouvrait, mais le bureau des procureurs en a décidé autrement, invoquant de nouvelles charges.

Selon les médias japonais, le parquet était furieux de la décision du tribunal, tombée alors que l'on commençait à envisager un maintien sous les verrous au moins jusqu'à la fin de l'année. Il accuse désormais Carlos Ghosn d'avoir, via un montage financier, « imputé sur les comptes de la société des pertes d'investissements personnels », 13 millions d'euros perdus sur les marchés boursiers lors de la grande crise financière de 2008.

L'ancien bras droit de Carlos Ghosn devrait pouvoir sortir

Le patron déchu de Nissan pourrait donc passer Noël en prison, voire la Saint-Sylvestre, explique notre correspondant à Tokyo, Bruno Duval. L'arrestation et la longue garde à vue de Carlos Ghosn ont fait l'effet d'un coup de tonnerre. Pour l'heure, le Français a été inculpé le 10 décembre pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a également été mis en examen.

Les deux hommes sont également soupçonnés de minoration d'émoluments sur la période 2015-2018, pour un montant de 4 milliards de yens. Mais Greg Kelly ne fait pas l'objet d'un nouveau mandat d'arrêt et ses avocats ont déposé vendredi une demande de libération sous caution. Pour sa part, Carlos Ghosn séjourne dans une petite cellule du centre de détention de Tokyo. Les procureurs d'élite du Bureau spécial d'enquêtes refusent craignent qu'il prenne la fuite à l'étranger, au Brésil ou au Liban par exemple, qui n'extradent pas leurs ressortissants.

→ À relire : Renault-Nissan, une affaire de fierté japonaise

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