Accéder au contenu principal
Birmanie

Birmanie: les autorités annoncent des représailles contre les rebelles de l'Arakan

La garde d'honneur lors d'une cérémonie de lever du drapeau pour marquer le 71e anniversaire de l'indépendance de la Birmanie à Rangoon, le 4 janvier 2019.
La garde d'honneur lors d'une cérémonie de lever du drapeau pour marquer le 71e anniversaire de l'indépendance de la Birmanie à Rangoon, le 4 janvier 2019. REUTERS/Ann Wang

En Birmanie, les autorités annoncent des opérations de représailles contre l’Armée d’Arakan dans l’ouest du pays. Cette rébellion ethnique réclame plus d’autonomie face au gouvernement birman. Une réunion s’est tenue ce lundi 7 janvier dans la capitale birmane en présence de la dirigeante Aung San Suu Kyi et du chef de l’armée. Plusieurs affrontements ont eu lieu ces dernières semaines dans la zone, théâtre aussi en 2017 des violences contre la minorité musulmane des Rohingyas.

Publicité

Avec notre correspondante à Bangkok, Eliza Hunt

L’annonce des autorités birmanes intervient quelques jours après la mort de 13 policiers birmans dans des attaques de l’Armée d’Arakan contre des postes de police le 4 janvier dernier. Ces combats ont été les plus meurtriers depuis la fin du mois de novembre. En tout, d’après l’ONU,  ce sont 4 500 civils qui ont dû prendre la fuite.

Selon le gouvernement ce lundi, l’attitude de l’Armée d’Arakan est incompréhensible, « la commission pour la paix en Birmanie les a invités à rejoindre la table des négociations », a rappelé son porte-parole. Une invitation lancée en décembre dernier et soutenue par la Chine.

L’Armée d’Arakan avait alors souligné vouloir trouver une solution grâce au dialogue politique. Mais ces derniers jours, elle a déclaré agir en réaction aux offensives des militaires du pays.

Si l’armée birmane avait surpris en annonçant un cessez-le-feu pour 4 mois, l’Etat de l’Arakan n’est pas concerné, ce qui a poussé d’autres groupes rebelles dans le nord à refuser cette trêve. Dans ce contexte, le processus de paix, priorité annoncée de la dirigeante Aung San Suu Kyi, paraît donc une nouvelle fois très fragilisé. 

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.