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Carlos Ghosn / Justice

Japon: la justice rejette la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris.
Carlos Ghosn, le 1er octobre 2018 à Paris. REUTERS/Regis Duvignau

Le tribunal de Tokyo a rejeté mardi la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, nouvelle tentative infructueuse des avocats du PDG de Renault détenu au Japon pour des malversations financières présumées.

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Carlos Ghosn ne sera pas libéré sous caution. Le tribunal de district de Tokyo a estimé qu'il y avait un risque de destruction de preuves. Le dirigeant de 64 ans, arrêté le 19 novembre à Tokyo, a fait l'objet vendredi de deux nouvelles inculpations, pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus dans des rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018.

L'avocat devrait faire appel de ce refus de remise en liberté, selon la NHK, mais si la décision de le maintenir en prison est confirmée par un deuxième juge, Carlos Ghosn restera en détention provisoire au moins jusqu'au 10 mars. Cette mesure pourra être étendue sur demande du procureur par période reconductible d'un mois.

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Sa femme, Carole Ghosn, a adressé il y a une dizaine de jours une lettre à l'ONG Human Rights Watch, se plaignant des « rudes » conditions de détention du magnat de l'automobile, même s'il a été transféré il y a plusieurs semaines dans une cellule plus spacieuse, selon son avocat Motonari Otsuru.

« J'exhorte Human Rights Watch à mettre son cas en lumière (...), à pousser le gouvernement à réformer son système draconien de détention et d'interrogatoire », a-t-elle écrit.

C'est un traitement indigne d'une démocratie avancée. Carlos Ghosn n'a toujours pas accès aux dossiers de l'accusation et ses avocats non plus n'ont pas accès aux dossiers de la procédure donc ils ne savent pas de quoi ils parlent.

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Vendredi, le tribunal a cependant autorisé les visites de sa famille, en plus de celles de ses avocats et du personnel consulaire de la France, du Liban et du Brésil, les trois pays dont il est citoyen. Carlos Ghosn a comparu la semaine dernière pour la première fois devant la justice : amaigri et menotté jusqu'à l'entrée dans la salle d'audience, il s'était dit « faussement accusé », démentant les allégations point par point.

(Avec AFP)

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