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Inde / Arabie saoudite

Le rôle délicat de MBS dans la relation triangulaire avec l’Inde et le Pakistan

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman (g) et le Premier ministre indien Narendra Modi à New Delhi, ce mercredi 20 février 2019.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman (g) et le Premier ministre indien Narendra Modi à New Delhi, ce mercredi 20 février 2019. REUTERS/Adnan Abidi

Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman poursuit sa tournée asiatique destinée à montrer qu'il demeure un acteur-clé sur la scène diplomatique, cinq mois après l'assassinat de Jamal Kashoggi. Après un passage au Pakistan, MBS est ce mercredi en Inde. L'occasion, bien sûr, de discuter des relations économiques entre la monarchie pétrolière et le géant d'Asie du Sud. Mais pas seulement, car la tournée de Mohammed ben Salman dans la région survient sur fond de crise entre New Delhi et Islamabad, autour d'un attentat suicide perpétré la semaine dernière dans la région himalayenne du Cachemire que les deux voisins se disputent depuis 70 ans. MBS se retrouve malgré lui en faiseur de paix entre deux puissances nucléaires.

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Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

L’Arabie saoudite est un des plus importants partenaires financiers du Pakistan. Riyad vient ainsi de promettre d’y investir près de 20 milliards d’euros et l’Inde espère donc une chose : que la nouvelle Arabie saoudite représentée par le prince héritier utilise ce levier et fasse pression sur Islamabad pour arrêter les groupes terroristes pakistanais qui lancent des attaques au Cachemire indien.

Mais Riyad aura du mal à répondre à cet appel, estime Siddharth Ramana, spécialiste de sécurité régionale à IIRIS Consulting.

« Beaucoup de ces groupes sunnites basés au Pakistan sont également utiles pour l’Arabie saoudite, car ils créent des troubles chez son propre ennemi, l’Iran. Et les Saoudiens et les Pakistanais collaborent aussi de manière étroite pour s’assurer que les talibans restent au pouvoir en Afghanistan. Ce que les Saoudiens peuvent faire pour l’Inde est de partager avec eux des renseignements et renvoyer des terroristes qui veulent agir contre l’Inde », dit-il.

New Delhi cherche maintenant à isoler Islamabad sur la scène diplomatique. Et la France a été la première à répondre. Paris s’est en effet engagée mardi à demander au Conseil de sécurité de l’ONU de placer Masood Azhar, le chef du groupe qui a revendiqué l’attentat de la semaine dernière, sur la liste des terroristes internationaux.

Lire aussi : Au Cachemire, la résurgence d’un conflit au potentiel dévastateur

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