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Malaisie / Corée du Nord

Assassinat du demi-frère de Kim Jong-un: une des accusées libérée

Siti Aisyah à son arrivée à l'aéroport de Jakarta, le 11 mars 2019.
Siti Aisyah à son arrivée à l'aéroport de Jakarta, le 11 mars 2019. REUTERS/Willy Kurniawan

Coup de théâtre ce lundi 11 mars à la Haute cour de Shah Alam, en Malaisie : le parquet a abandonné les poursuites contre une Indonésienne accusée d’avoir participé en 2017 à l’assassinat du demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Sa co-accusée vietnamienne reste, quant à elle, poursuivie.

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Rien ne laissait présager une telle décision, sachant que la Haute cour devait entendre ce lundi 11 mars le témoignage de la coaccusée vietnamienne. Selon des correspondances, le procureur général malaisien, qui a requis l’abandon des poursuites contre la jeune Indonésienne, aurait en fait accédé à une demande de Jakarta, et ce au nom des bonnes relations entre les deux pays.

Siti Asiyah est désormais libre mais pas pleinement acquittée. Sa coaccusée Doan Thi Huong reste, quant à elle, en prison et risque la peine de mort.

Une décision incompréhensible pour la défense qui rappelle que ces deux femmes sont innocentes et qu’elles ont été victimes d’un piège tendu par des agents nord-coréens.

Farce

Doan Thi Huong et Siti Aisyah pensaient participer à une farce pour un jeu télévisé en jetant au visage de Kim Jong-nam, qui faisait une escale à l’aéroport de Kuala Lumpur, un puissant agent neurotoxique qui a entraîné sa mort peu de temps après.

Quatre Nord-Coréens, considérés comme les véritables cerveaux de l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un, ont réussi à fuir la Malaisie peu après les faits.

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