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Chine / Tibet / France

Xi Jinping en France: Tibétains et Ouïghours manifestent à Paris

Un homme déguisé en Xi Jinping fait face à des membres des communautés tibétaines et ouïghoures lors d'une manifestation à Paris, dimanche 24 mars 2019.
Un homme déguisé en Xi Jinping fait face à des membres des communautés tibétaines et ouïghoures lors d'une manifestation à Paris, dimanche 24 mars 2019. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

A l'occasion de la venue du président chinois Xi Jiping en France, pour trois jours, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour demander à Emmanuel Macron de porter leurs revendications devant son homologue chinois. Le Tibet est occupé par la Chine, quand les Ouïghours, une ethnie musulmane, sont persécutés et opprimés en Chine. Tibétains et Ouïghours partagent la même lutte contre la politique chinoise.

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Un moine et des femmes chantent au milieu de plusieurs centaines de manifestants, place du Trocadéro, à Paris. Au sol des hommes sont allongés, recouverts par des drapeaux tibétains. Ils symbolisent les 153 moines qui se sont immolés pour protester contre la domination chinoise.

Un drapeau bleu ciel à la main, Omer Ali, le président de l'association des Ouïghours de France, rappelle que son combat contre l'oppression chinoise est le même que celui des Tibétains. « Les frères tibétains ont vécu la même histoire et nous ça fait depuis 1949, 70 ans. Si ça continue comme ça, les deux ethnies vont êtres supprimées de l'histoire de l'humanité », s'alarme-t-il.

Tenam est membre de l'association internationale Etudiants pour un Tibet libre. Il craint l'influence de la Chine sur l'Union européenne et la France - pays où il a trouvé refuge. « Il y a ce modèle chinois qui commence à peser sur le modèle européen démocratique. Ce n'est pas juste la question de la situation du Tibet, c'est aussi la question de la survie d'une démocratie en Europe. »

Après différentes prises de parole, le cortège s'est rendu au mur de la Paix. Un autre rassemblement est prévu ce lundi, même heure, même lieu.

L'économie ne doit pas éclipser les droits de l'homme

La sénatrice UDI du Val-d'Oise, Jacqueline Eustache-Brinio, était présente. Elle souhaite qu'Emmanuel Macron confronte son homologue chinois sur les questions tibétaines et ouïghoures. « A mon retour de Bruxelles il y a quinze jours, j'ai posé une question au gouvernement pour que le président Macron aborde le problème de la liberté des Tibétains avec le président chinois. Les Tibétains demandent simplement la liberté là où ils vivent, que l'on reconnaisse que c'est un peuple, qu'ils ont une civilisation, une religion et qu'on les laisse vivre comme ils ont envie de vivre. La France, pays des droits de l'homme, ne peut pas ne pas aborder cette question des minorités qui sont aujourd'hui menacées partout par les Chinois », s'insurge-t-elle. « Je pense que les Chinois, qui se considèrent un peu comme les rois du monde, on en a besoin économiquement, probablement, mais l'économie ne doit pas tout imposer. Ce n'est pas parce qu'on fait des accords économiques que l'on ne doit pas parler des droits de l'homme. »

Human Rights Watch, qui craint que les droits de l'homme soient laissés de côté pendant cette visite, a appelé Emmanuel Macron à confronter Xi Jinping à l’ampleur des violations des droits humains en Chine, sans précédent ces dernières années selon l'ONG.

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