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Birmanie

L’armée birmane reconnaît la mort de villageois dans l’Arakan, l’ONU s’inquiète

Des résidents portent le corps d'une femme arakane dans cette région de l'ouest de la Birmanie, après son décès lors de tirs entre l'Arakan Army et l'armée birmane, à Rathedaung, le 21 février 2019 (photo d'illustration).
Des résidents portent le corps d'une femme arakane dans cette région de l'ouest de la Birmanie, après son décès lors de tirs entre l'Arakan Army et l'armée birmane, à Rathedaung, le 21 février 2019 (photo d'illustration). AFP

L’ONU appelle au calme dans l’Arakan, à l’ouest de la Birmanie, où l’armée a reconnu, jeudi 2 mai, avoir tué six villageois armés dans cette région. Ils avaient été arrêtés pour être interrogés sur leurs liens avec l’Arakan Army, une guérilla qui réclame plus d'autonomie pour la minorité arakanaise.

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Selon le porte-parole de l’armée birmane, les militaires ont dû ouvrir le feu après avoir été attaqués par les villageois détenus, tuant alors six d’entre eux, et en blessant huit autres. Ces hommes avaient été arrêtés mardi 30 avril après un raid contre un village de l’Etat de l’Arakan, et tous ceux entre 15 et 50 ans avaient été emmenés, soit près de 300 personnes.

La version officielle remise en question

La version officielle de l’armée birmane est pourtant remise en question. Selon un témoin cité par l’agence Reuters, les militaires n’auraient pas agi en état de légitime défense, signe que l’armée continue d’agir avec l’impunité la plus totale, selon l’organisation de défense des droits de l’homme Fortify Rights.

L’événement intervient en plus peu de temps après la mort de trois hommes de l’ethnie arakanaise, dans des circonstances peu claires, pendant leur détention en avril.

L'ONU préoccupée

La situation des civils préoccupe l’ONU. Plus de 30 000 personnes ont dû fuir leurs villages à cause des combats dans l’Etat de l’Arakan, qui continue d'être écarté du cessez-le-feu provisoire proposé par l’armée birmane pour le reste du pays.

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