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Bangladesh

Bangladesh: l'Accord sur la sécurité dans l'industrie textile prolongé d'un an

Dans une usine textile de Tongi, au Bangladesh.
Dans une usine textile de Tongi, au Bangladesh. Getty Images/Thomas Imo

Six ans après le drame du Rana Plaza, de grandes marques textiles internationale ont obtenu dimanche 19 mai que la Cour suprême du Bangladesh prolonge d'un an l'application de l'Accord sur la surveillance de la sécurité des usines de confection dans ce pays marqué par des drames industriels.

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De notre correspondant régional, Sébastien Farcis

Cela fait un an que les responsables de l’organisme international de l’Accord essaient de transférer leur mission à une structure nationale de contrôle des usines. Mais cela est extrêmement difficile, car les instances bangladaises manquent d’expertise dans le domaine. La convention signée dimanche 19 mai entérine donc la création d’une nouvelle structure bangladaise, composée du patronat, des marques internationales d’habillement et des syndicats, et qui devrait superviser les contrôles des usines dans moins d’un an.

Les associations sont toutefois méfiantes. « Ce nouvel organisme doit travailler selon les mêmes standards que ceux de l’Accord en termes de transparence, de défense des salariés et surtout d’indépendance envers les entreprises. Or, le patronat a déjà dit qu’il aimerait voir disparaitre l’accord et que le pays n’en avait plus besoin », explique Christie Miedema, de Clean Clothes Campaign.

Les habits représentent 80 % des exportations du Bangladesh, et l’une de ses seules sources de devises étrangères. Le patronat de ce secteur est donc très influent, et sans un organisme indépendant et contraignant comme l’Accord, beaucoup craignent que les mesures de sécurité soient diluées et que de nouveaux accidents puissent se produire.

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