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Indonésie

Indonésie: accès de fièvre en Papouasie, le Parlement régional brûlé

Des émeutes ont éclaté le 19 août à Manokwari, en Papouasie, le 19 août 2019.
Des émeutes ont éclaté le 19 août à Manokwari, en Papouasie, le 19 août 2019. Antara Foto/Toyiban/via REUTERS

Une manifestation de plusieurs milliers de personnes dans la province indonésienne de Papouasie a dégénéré ce lundi 19 août en émeutes. La colère fait suite à l'arrestation de plusieurs dizaines d'étudiants pro-indépendantistes. Les autorités indonésiennes ont annoncé avoir repris le contrôle de la situation.

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Magasins et véhicules incendiés, panneaux de signalisation arrachés, jets de pierre sur des bâtiments officiels, incendie du Parlement régional, la manifestation à Manokwari, la capitale da la Papouasie occidentale, a très vite sombré dans la violence. Cette région est marquée par une rébellion indépendantiste sporadique contre le gouvernement indonésien.

À l'origine des émeutes : des propos racistes que les autorités indonésiennes et la population locale auraient adressés à des étudiants papous, durant le week-end à Surabaya, sur l'île de Java. Quarante-trois étudiants, accusés d'avoir détruit un drapeau indonésien en pleine fête de l'indépendance, auraient été placés en détention, interrogés par la police puis relâchés. Ces incidents sont les derniers en date dans cette province parmi les plus pauvres d'Indonésie et où l'armée a été accusée par les ONG de violations des droits de l'homme contre la population mélanésienne.

La Papouasie, ancienne colonie néerlandaise, a déclaré son indépendance en 1961, mais sa partie occidentale, riche en ressources naturelles, a été occupée deux ans plus tard puis officiellement annexée par l'Indonésie en 1969. De nombreux Papous réclament l'indépendance, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, autre moitié de cette grande île qui l'a obtenue en 1975 après avoir été une colonie australienne. Le mois dernier, deux militaires ont été tués en Papouasie au cours d'affrontements avec des séparatistes. En décembre, au moins une vingtaine d'ouvriers indonésiens ont également été tués sur leur chantier.

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