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Hong Kong / Chine

Hong Kong: les étudiants appellent au boycott des cours

Les manifestants déploient des banderoles pro-démocratie. Hong Kong, le 2 septembre 2019.
Les manifestants déploient des banderoles pro-démocratie. Hong Kong, le 2 septembre 2019. REUTERS/Kai Pfaffenbach

Depuis trois mois, un parfum de contestation règne sur le territoire semi-autonome. Après les violences ce week-end entre policiers et manifestants, nouvel épisode aujourd’hui avec ces images de chaînes humaines dans le métro hongkongais, formées par des élèves du secondaire, vêtus de noir, et sensibles à la cause démocratique. Et cela au premier jour d’une campagne de boycott des cours, censée durer deux semaines. La rentrée scolaire, c’est aujourd’hui. La rentrée universitaire, c’est demain. Quelle est la situation devant l’université chinoise de Hong Kong ?

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Avec notre envoyé spécial à Hong Kong, Stéphane Lagarde

Un campus en noir et jaune, t-shirt de la contestation et casques de chantier, le ciel d’orage n’aura pas dissuadé près de 30 000 étudiants selon les organisateurs de participer à ce rassemblement, point de départ d’une campagne de boycott de la rentrée destinée à durée deux semaines.

L’université chinoise de Hong Kong n’a pas été choisie au hasard, c’est l’une des trois plus côtées de la région administrative spéciale. Étudiant en optométrie, Owen, 18 ans, ne sait pas encore s’il séchera les cours pour la rentrée ce mardi, même s’il dit comprendre la mobilisation.

« C’est une bonne façon de montrer au gouvernement qu’il a tort. Ce sera long avant que l’on obtienne quelque chose. »

Un combat de longue haleine qui demande de la détermination. Après l’annulation de la traditionnelle cérémonie de rentrée par le vice-président de l’université, les étudiants ont décidé de prendre en main l’évènement.

Sur l’esplanade devant la bibliothèque, une scène accueille les représentants des associations étudiantes de 11 universités. Sur les calicots, des slogans : « libérez Hong Kong, révolution de notre temps » ou encore accrochée à un arbre, une banderole : « Hong Kong n’est pas la chine ».

Boycotter c'est moins dangereux

Cherry 20 ans, prépare un diplôme de comptabilité : « S’il y a des activités de prévues, j’irai plutôt que d’assister au cours, parce que c’est sans effort. Vous n’avez pas à payer un prix élevé pour ce boycott. C’est moins dangereux que d’aller manifester. C’est une bonne manière pour les étudiants de montrer qu’ils soutiennent le mouvement, donc c’est utile de participer. »

Boycotter les cours est moins dangereux que de manifester ? : « N’amener pas les manifestations de la rue sur le campus », a mis en garde le président de l’université municipale de Hong Kong devant les nouveaux étudiants dans des propos rapportés par le South China Morning Post.

Le boycott des cours devraient durer, selon les étudiants, toute la semaine. Certains étudiants ont rejoint un parc de la ville où se tenait un autre rassemblement, celui de la Confédération des syndicats, qui appelle à la grève générale.

De son côté, Pékin multiplie les intimidations : « La fin est proche pour le mouvement », a averti l’agence Chine nouvelle.

Il y a des effets à court terme (...) mais il y aura aussi un impact à terme plus éloigné sur l'immobilier...

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