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Indonésie

Indonésie: la jeunesse dans la rue contre la révision du code pénal

Des heurts ont éclaté entre la police et des étudiants indonésiens à Jakarta le 24 septembre 2019.
Des heurts ont éclaté entre la police et des étudiants indonésiens à Jakarta le 24 septembre 2019. Antara Foto/Aditya Pradana Putra/ via REUTERS

La jeunesse indonésienne manifeste depuis trois jours contre une révision du code pénal, la première depuis l’indépendance du pays, vue comme liberticide.

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Vendredi dernier, le président Joko Widodo avait repoussé à octobre le passage de la loi devant le Parlement. Le pays connaît quand même depuis lundi 23 septembre sa plus importante vague de manifestations d’étudiants après celle qui a abouti à la chute du dictateur Suharto en 1988.

Un pic de mobilisation a été franchi ce mardi, lorsque des milliers de jeunes se sont rassemblés dans plusieurs villes dont la capitale Jakarta, et ont affronté la police avec des jets de pierres face aux canons à eau. Plus de 300 personnes ont fini à l’hôpital.

Ce mercredi, les manifestants étaient moins nombreux, ce qui n’a pas empêché les forces de l’ordre d’utiliser des gaz lacrymogènes.

Un nouveau code pénal poussé par les islamistes

La nouvelle version du code pénal est poussée par des groupes islamistes conservateurs qui se font de plus en plus entendre dans un pays à 90 % musulman. Selon le projet de révision, le fait de « montrer ou d'offrir » des moyens de contraception à des mineurs deviendrait illégal, les relations sexuelles hors mariage seraient sanctionnées de peines de prison, même chose pour les avortements, sauf en cas de viol ou d'urgence médicale. Le texte prévoit aussi une application plus large de la loi controversée sur le blasphème et envisage d'interdire les « insultes » envers le président ou le vice-président.

Les efforts des groupes musulmans conservateurs pour durcir le code pénal sur les aspects de morale sexuelle ont été vivement critiqués par les défenseurs des droits et de nombreux citoyens de ce pays de 260 millions d'habitants.

Les manifestants s’opposent également à un autre projet de loi prévoyant de réduire les capacités d'enquête de l’agence de lutte contre la corruption, notamment pour ce qui est des écoutes. Une pétition en ligne a recueilli un demi-million de signatures.

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