Accéder au contenu principal
Pakistan / Inde

Les Pakistanais continuent leur mouvement de soutien au Cachemire indien

Mushaal Hussein Mullick l'épouse du leader séparatiste Yasin Mullick, le président du Front de libération du Jammu-Cachemire. Le dirigeant séparatiste cachemirien est emprisonné en Inde.
Mushaal Hussein Mullick l'épouse du leader séparatiste Yasin Mullick, le président du Front de libération du Jammu-Cachemire. Le dirigeant séparatiste cachemirien est emprisonné en Inde. RFI/Sonia Ghezali

Depuis 87 jours, un couvre-feu est en vigueur dans la partie du Cachemire administrée par l’Inde. Depuis que les autorités indiennes ont révoqué le statut spécial du Jammu et Kashmir le 5 août dernier, le Pakistan poursuit sa mobilisation contre cette décision qu’il juge illégale.

Publicité

Avec notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali

Si depuis près de trois mois chaque vendredi est déclaré journée en soutien aux Cachemiriens, ce dimanche 27 octobre est une journée noire spéciale. Il y a 72 ans, le 27 octobre 1947, les troupes indiennes entraient dans le Cachemire après la séparation de l’Inde et du Pakistan, qui revendiquent la souveraineté sur la totalité de ce territoire divisé depuis, principalement entre les deux puissances régionales voisines.

Devant le club de presse national, un regroupement de militants s’est rassemblé à Islamabad. « Stop aux tueries dans le Cachemire », peut-on lire sur les pancartes tendues au-dessus de leurs têtes.

« Nous voulons une solution »

« Nous mettons en lumière cette cause et nous voulons une solution. Si ce problème est réglé, nous pourrons vivre comme deux voisins en paix avec l’Inde. Nous voulons notre droit à l’autodétermination comme l’ont promis les Nations unies », explique Zaman Bajwa, un militant des droits de l’homme

Mushaid Ali Kasmi, un Cachemirien pakistanais, étudie à Islamabad mais sa famille se trouve près de la frontière qui divise le territoire du Cachemire entre le Pakistan et l’Inde. « Ma maison se trouve près de la ligne de contrôle et nous avons beaucoup de victimes de notre côté aussi à cause des bombardements indiens, des échanges de tirs. Beaucoup de personnes ont été tuées. Nos vies sont menacées », déplore-t-il.

La femme d'un leader cachemirien en grève de la faim

Assise sur une natte en plastique colorée, Mushaal Hussein Mullick, l’épouse du leader séparatiste cachemirien emprisonné en Inde a ceint son front d’un bandeau noir. « Je ne suis pas en contact avec ma famille, je ne suis pas en contact avec mon mari. Pour moi, c’est comme s’il était porté disparu, témoigne-t-elle. Je vis comme si j’étais veuve pour aucune raison. C’est la vie que mènent tellement de femmes et d’enfants cachemiriens. J’attends que la communauté internationale fasse quelque chose, qu’elle prenne ses responsabilités ».

Avec d’autres militants, la jeune femme a entamé une grève de la faim. Dans un discours retransmis à la radio le Premier ministre pakistanais a une nouvelle fois exhorté l’Inde a rétablir le statut spécial autonome de la partie du Cachemire qu’il administre.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.