Accéder au contenu principal
Hong Kong / Chine

Hong Kong: la police accusée d'être responsable de l'aggravation des tensions

Hong Kong, le 2 novembre 2019.
Hong Kong, le 2 novembre 2019. REUTERS/Thomas Peter

À Hong Kong, au lendemain d’une nouvelle journée de violences qui ont touché une demi-douzaine de quartiers, sur l'île et sur la partie continentale du territoire, la population accuse la police d'être à l'origine de la plupart des tensions.

Publicité

Avec notre correspondante à Hong Kong,  Florence de Changy

En presque cinq mois de révolte, Wan Chai Road n’avait pas encore été touchée par les gaz lacrymogènes de la police, même si près de la moitié des manifestations ont souvent lieu dans ce quartier, tout près de cette longue rue étroite, bordée de boutiques et souvent embouteillée.

À lire aussi : Le PCC réuni en session plénière dans un contexte de crise

Samedi soir, quelques minutes après une descente en masse de la police anti-émeute, le pasteur Colman Chan, qui travaille comme assistant social, dresse son constat sur la situation : « Pour moi qui n’habite pas loin, dit-il, c’est la première fois qu’on a des gaz même dans cette rue ! »

Et d'ajouter : « La situation s’aggrave, mais j’estime que c’est la police qui crée le chaos, principalement. Je pense que certains policiers ne contrôlent pas leurs émotions. Parfois, quand on est à côté d’eux, on le voit bien : il suffit que quelques manifestants insultent la police sans bouger, et soudain : un, deux, trois, ils se jettent sur eux et les arrêtent avec force. »

► À écouter aussi : Pourquoi tant de révoltes ? (Accents du monde)

Intimider la population et tenter de rétablir l’ordre par la force semble résumer la stratégie du gouvernement de Hong Kong face à un mécontentement qui est loin de s’atténuer. « D’une part, ils ne se contrôlent pas, et d’autre part, ils cherchent à intimider la population », conclut le pasteur Colman Chan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.