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Pakistan

Pakistan: la «marche pour la liberté» se poursuit à Islamabad

Les manifestants regardent les discours de leurs leaders diffusés sur écran géant, le 4 novembre 2019.
Les manifestants regardent les discours de leurs leaders diffusés sur écran géant, le 4 novembre 2019. REUTERS/Akhtar Soomro

Conduit par le plus gros parti religieux du Pakistan, près de 10 000 manifestants poursuivent leur « sit-in » à Islamabad pour réclamer le départ du Premier ministre Imran Khan.

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Avec notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali

Les manifestants brandissent les drapeaux noirs et blancs du Jamiat Ulema-e-Islam (JUI-F), le plus important parti religieux du pays. La foule, exclusivement masculine, passe la journée assise à même le sol à écouter les membres du parti prendre la parole perchés sur le toit d’un camion.

« J'ai quitté mon commerce, j'ai quitté mes enfants, j'ai quitté ma famille. Je suis venu avec mes gars ici pour exhorter le Premier ministre à démissionner. Nous suivons notre chef. Nous obéissons à ses ordres. Quand il nous dit de nous asseoir, on s’assoit, quand il dit de nous réveiller, nous nous réveillons, quand il nous dit de dormir, nous dormons », témoigne Mohammad Ali, venu de Quetta, dans le sud du pays.

Cela fait quatre jours que la « Marche pour la liberté » se poursuit à Islamabad, conduite par le maulana Fazlur Rehman, le leader du JUI-F, avec le soutien de deux partis majeurs d'opposition : le PML-N et le PPP. Les protestataires accusent le Premier ministre Irman Khan d’avoir accédé au pouvoir grâce à des fraudes lors du scrutin de juillet 2018 et de bénéficier du soutien de l’armée.

Vendredi, le religieux avait donné « deux jours pour démissionner » au chef du gouvernement, un rival politique de longue date. Imran Khan, qui avait auparavant qualifié la manifestation de « chantage », n'a pas répondu à cet ultimatum.

Si Fazlur Rehman dispose d'une vraie capacité à mobiliser la rue, il n'a aucun pouvoir électoral. Ce n’est pas le cas des deux autres partis d’opposition. Le PML-N et le PPP ont fait savoir qu’ils ne poursuivraient pas la contestation indéfiniment.

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