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Philippines

Aux Philippines, la police arrêtera tout utilisateur de cigarette électronique

Un client se prépare à vapoter dans une boutique spécialisée à Manille, le 20 novembre 2019, quelques heures après l'annonce de l'interdiction du vapotage par le président Rodrigo Duterte.
Un client se prépare à vapoter dans une boutique spécialisée à Manille, le 20 novembre 2019, quelques heures après l'annonce de l'interdiction du vapotage par le président Rodrigo Duterte. DANTE DIOSINA JR / AFP

Vapoter aux Philippines peut être passif de prison. Le président philippin a annoncé mardi 19 novembre au soir l’interdiction du vapotage, donnant l’ordre à la police d’arrêter tout vapoteur dans ce pays qui livre depuis des années une guerre sans merci contre les drogues. La vente de cigarettes électroniques est déjà interdite en Inde, au Brésil, à Singapour et en Thaïlande, notamment.

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La cigarette électronique n'a plus le vent en poupe. Dès mercredi 20 novembre, la police philippine a déjà ordonné à toutes les unités de police, dans tout le pays, d'arrêter ceux qui sont surpris en flagrant délit de vapotage. Leurs cigarettes électroniques seront confisquées.

Selon l’AFP, aucun texte formel n’a pourtant été rendu public depuis l’annonce du président philippin Rodrigo Duterte mardi 19 novembre au soir, les Philippins ignorent donc la teneur de l’interdiction, ainsi que les risques encourus par les vapoteurs. Le pays a déjà l’une des lois les plus strictes d’Asie contre le tabagisme.

Les utilisateurs, pris de court par la soudaine interdiction, se questionnent sur l’utilité de la mesure. « C’est inapproprié, s'indigne Alexis Martin, étudiant de 22 ans. Dans tous les cas, on ne blesse personne, ni l’environnement ni des animaux. Pourquoi viser les vapoteurs ? »

Duterte est connu pour sa guerre aux drogues

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin s'est taillé une réputation pour sa très violente campagne de lutte contre les stupéfiants, avec des services antidrogue qui confirment avoir abattu plus de 5 500 personnes. Il a également durci les interdictions du tabac dans les lieux publics.

Le chef de l'État, lui-même un ancien fumeur, qualifie de « toxique » la cigarette électronique et l’accuse de diffuser des « produits chimiques » dans le corps des utilisateurs. Récemment, son ministre de la Santé s'était fait l'écho de l'hospitalisation d'une adolescente de 16 ans pour une blessure aux poumons, présentée comme directement liée à la cigarette électronique, selon ce membre du gouvernement.

« Incontestablement nocif », selon l’OMS

Si les Philippines sont à ce jour le seul pays à prendre des mesures aussi radicales, Rodrigo Duterte est loin d'être le premier à mettre en garde contre le vapotage. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également estimé que les cigarettes électroniques étaient « incontestablement nocives » dans un rapport publié en juillet.

Les autorités sanitaires américaines classent, elles, la cigarette électronique comme « dangereuse » pour les jeunes. Alors que le nombre des lycéens vapoteurs a été multiplié par presque deux dans le pays entre 2017 et 2018, l’État du Massachusetts a également interdit la pratique.

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