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Inde / Narendra Damodardas Modi

[Reportage] Inde: la contestation se poursuit contre la loi sur la citoyenneté

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à New Delhi, appelant le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi à renoncer à cette loi.
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à New Delhi, appelant le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi à renoncer à cette loi. REUTERS/Adnan Abidi

En Inde, la révolte continue contre la loi sur la citoyenneté, qui a été adoptée par le Parlement cette semaine. Celle-ci facilite la naturalisation d’étrangers venant du Bangladesh, du Pakistan et d’Afghanistan, mais exclut les musulmans. Une manifestation nationale s’est ainsi tenue ce 14 décembre à New Delhi pour condamner cette politique. Reportage.

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Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

L’atmosphère est à la révolte sur l’esplanade de Jantar Mantar, au centre de New Delhi. La loi sur la citoyenneté impose pour la première fois des critères religieux dans l’obtention de la nationalité en excluant les musulmans. Cela arrive alors que le gouvernement hindouiste prévoit de lancer un recensement de citoyens pour expulser les immigrés illégaux venant du Bangladesh.

« Cela ressemble tellement aux lois qui avaient été adoptées en Allemagne, déplore Mohammad Khan, un étudiant. Nous, les musulmans, nous nous sentons opprimés. Mais ils pourront faire ce qu’ils veulent, ils pourront nous tuer, mais nous ne partirons pas d’Inde. En 1947, lors de l’indépendance, nous aurions pu partir vivre au Pakistan, mais nous avons choisi l’Inde. Donc c’est notre pays. »

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En Assam, dans le nord-est de l'Inde, le gouvernement hindouiste local affirme qu’il pourrait maintenant régulariser 500 000 hindous et expulser les musulmans. Les habitants, comme Devarshi Das, sont révoltés.

« Dans 10 ans, il n’ y aura plus d’Assam, nous sommes une espèce en voie de disparition, tempête-t-il. Ils sont en train de lancer une purification religieuse de notre État. Mais nous refusons : ce n’est pas parce qu’une personne est hindoue qu’elle doit devenir indienne. »

Plusieurs gouvernements régionaux tenus par l’opposition ont déjà annoncé qu’ils allaient refuser d’appliquer cette loi discriminatoire.

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