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Corée du Sud

Le président de Samsung Electronics en prison pour ses manœuvres antisyndicales

La marque Samsung au CES (Consumer Electronics Show) en 2010 à Las Vegas.
La marque Samsung au CES (Consumer Electronics Show) en 2010 à Las Vegas. Getty Images

Le géant sud-coréen Samsung Electronics a présenté ses excuses ce mercredi 18 septembre. La veille, son président avait été reconnu coupable de manœuvres pour empêcher ses salariés de constituer un syndicat. Il a été condamné à 18 mois de prison avec son vice-président et les deux hommes ont été immédiatement incarcérés.

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« Moi vivant, jamais les syndicats ne seront autorisés », tonnait le fondateur de Samsung, le plus grand des Chaebols, ces conglomérats familiaux sud-coréens.

L’entreprise s’est manifestement donné les moyens de cette détestation. En condamnant mardi 17 décembre le président et le vice-président de Samsung Electronics, ainsi que plusieurs autres responsables du premier fabricant mondial de smartphones et de puces-mémoires, le tribunal de Séoul a décrit de multiples violations du droit du travail.

Ordre avait ainsi été donné de baisser la rémunération des salariés désireux se syndiquer, ainsi que d’enquêter sur leur vie privée pour en utiliser certains aspects, comme le niveau d’endettement ou, pour les femmes, le fait d’être enceinte. Sans parler de la fermeture d’entreprises sous-traitantes aux syndicats un peu trop actifs.

À lire aussi : Corée du Sud: la politique anti-syndicats de Samsung sur le banc des accusés

Samsung et ses connections politiques troubles

Samsung Electronics, le navire amiral du groupe Samsung, a donc présenté ses excuses ce mercredi 18 décembre, avec Samsung C and T, la division construction et BTP du groupe, dont plusieurs dirigeants ont été condamnés pour les mêmes raisons.

Si le rôle de Samsung a été déterminant pour faire du pays la quatrième puissance économique d’Asie, son influence et ses connections politiques troubles commencent à être remises en causes. Son vice-président Lee Jae-yong est de nouveau jugé pour corruption, en lien avec le scandale qui a fait tomber fin 2016 Park Geun-hye, la présidente sud-coréenne.

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