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Inde

Inde: la population dénonce la répression policière dans l'Uttar Pradesh

La police charge des manifestants contre la nouvelle loi sur la citoyenneté à Lucknow, dans l'État d'Uttar Pradesh, le 19 décembre 2019.
La police charge des manifestants contre la nouvelle loi sur la citoyenneté à Lucknow, dans l'État d'Uttar Pradesh, le 19 décembre 2019. Reuters

En Inde, les manifestations contre la nouvelle loi sur la citoyenneté qui ont éclaté un peu partout à travers le pays ont été durement réprimées. La police est accusée de violences envers la population locale, notamment contre la communauté musulmane. 

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De notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard 

Les manifestations ont notamment été sévèrement réprimées dans l’État d’Uttar Pradesh dans le nord de l'Inde. Les affrontements avec les forces de l’ordre se sont soldés par la mort de 18 manifestants, selon un dernier bilan.

Le hashtag #UPpolice, pour designer la police d’Uttar Pradesh, inonde les réseaux sociaux en Inde ces derniers jours. Des articles, vidéos, photos et des tweets dénoncent la répression policière dans cet état, où des manifestations violentes contre la nouvelle loi sur la citoyenneté se déroulent depuis 10 jours.

Le gouvernement pointe du doigt la violence des manifestants 

Plus d’une dizaine de manifestants auraient été tués par les balles de la police, selon les médias indiens. Les forces de l’ordre affirment de leur côté n’avoir fait qu’une seule victime, dans la localité de Bijnor, et assurent par ailleurs avoir essuyé les tirs de nombreux manifestants.

Les habitants de Bijnor affirment avoir subi des descentes violentes après les manifestations. Plusieurs mineurs ont également déclaré avoir été torturés pendant leur garde à vue ces derniers jours. Cette semaine, la police d’Uttar Pradesh a imprimé des affiches, placées dans les rues de plusieurs villes de l’État et diffusées sur les réseaux sociaux, qui montrent les photos des manifestants soupçonnés de violences. Des primes ont même parfois été annoncées dans certains cas, encourageant la population à les dénoncer. 

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, dont le parti nationaliste hindou est également au pouvoir en Uttar Pradesh a, de son côté, félicité les forces de l’ordre et pointé du doigt la violence des manifestants. 

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