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Australie

L'Australie s'intoxique avec les fumées de feux de forêts géants

Les nuages de fumées générés par les incendies étouffent les villes australiennes.
Les nuages de fumées générés par les incendies étouffent les villes australiennes. GLEN MORE via REUTERS

La qualité de l’air reste très mauvaise à Sydney et la capitale, Canberra, affiche le taux de pollution atmosphérique le plus élevé du monde.

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Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Les habitants de Sydney sont d’ordinaire très sportifs. Mais ces jours-ci, ils semblent avoir fait une croix sur leur footing matinal qui aurait pourtant été bienvenu pour évacuer les excès du réveillon.

En cause, la fumée qui stagne dans l’air de la plus grande ville d’Australie. Selon les quartiers, la qualité de l’air oscille entre très mauvaise et dangereuse pour les banlieues du sud-ouest de la ville, celles qui se trouvent au plus près des incendies.

Canberra, ville la plus polluée du monde

Mais cela n’est rien en comparaison avec la capitale Canberra où la teneur en particules fines dans l’air est actuellement 30 fois supérieure au seuil de dangerosité.

Les autorités conseillent aux 390 000 habitants de la ville de rester confinés à l’intérieur et d’éviter autant que possible toute forme d’activité physique.

La capitale australienne que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classée troisième en 2017 pour sa qualité de l’air est depuis deux jours la ville où la pollution atmosphérique est la plus élevée au monde, passant même devant la ville de New Delhi en Inde qui détient habituellement ce triste record.

Les seuls que cette situation ravit, ce sont les magasins qui vendent des masques antipollution. Ils sont presque tous en rupture de stock.

Un nouveau pic de chaleur extrême est prévu pour samedi, et devrait être doublé de rafales vent soutenues. Des milliers de touristes sont fortement incités à quitter certaines zones du sud-est : les pompiers de Nouvelle-Galles du Sud ont demandé jeudi matin aux touristes de quitter les lieux dans une zone côtière de 200 kilomètres de long, depuis la pittoresque ville de Batemans Bay (à environ 300 km au sud de Sydney) vers le sud et l'État de Victoria.

Des évacuations forcées autorisées

Les hommes du feu des États concernés s'avouent largement dépassés par le nombre et la violence des feux, incontrôlables. « Il y a tellement de feux dans cette zone que nous ne sommes pas en capacité de les contenir », a déclaré à ABC le directeur adjoint du service des pompiers de l'État de Nouvelles-Galles du Sud, Rob Rogers. « On doit juste s'assurer qu'il n'y a plus personne sur leur chemin. »

Pour la troisième fois depuis septembre, l'État de Nouvelle-Galles du Sud autorise les évacuations forcées face aux incendies qui ravagent la région de Sidney. Les pompiers demandent aux touristes de quitter une zone côtière de 200 kilomètres de long.

Notre plus grande inquiétude, c'est l'approvisionnement en prévision de la situation catastrophique qu'on nous annonce pour samedi.

Les autorités de cet État veulent éviter le pire avant un samedi qui s'annonce noir. L’évacuation est obligatoire à partir de vendredi matin, en particulier celle des Australiens qui possèdent une résidence secondaire dans la région de Sidney. Mais au-délà des vacanciers, les pompiers font face à la résistance des résidents permanents, qui ne veulent pas abandonner leur domicile. Malgré la dangerosité de ces feux qui ont encore tué 8 personnes la semaine dernière. 

►À lire aussi : Les fumées des incendies australiens visibles jusqu'en Nouvelle-Zélande

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