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Inde

La lutte contre la pollution en Inde affecte le secteur automobile

Bombay, juin 2019 (image d'illustration).
Bombay, juin 2019 (image d'illustration). Getty IMages

L’Inde comptait, il y a un an, l’une des plus fortes croissances asiatiques, avec des taux de 7%. Celle-ci s’est écroulée à 4,5% au troisième trimestre 2019, soit le taux le plus bas depuis six ans. Et l’un des secteurs qui connaît un fort ralentissement est celui de l’automobile. Différents facteurs peuvent l'expliquer, dont les nouvelles normes anti-pollution qui se répercutent sur le prix des voitures.

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L’année 2019 a été un cauchemar pour les constructeurs : les ventes de véhicules ont plongé de 18% sur la période d’avril à novembre de l’année dernière, comparé à l’année précédente. Et jusqu’à 25% pour les véhicules particuliers. C’est une douche d’autant plus froide que les Indiens sont encore peu équipés en voitures et que le secteur connaissait encore ces dernières années une croissance annuelle de près de 10%.

L'Inde s'attaque à la pollution

La démonétisation des billets de banque imposée par le gouvernement il y a trois ans a freiné l’économie et celle-ci n’a pas redémarré. Les banques sont également très endettées, à cause de mauvais prêts qu’elles ne peuvent recouvrer, et elles ne prêtent donc plus aussi facilement qu’avant aux particuliers qui voudraient acheter une voiture. Il y a aussi les nouvelles normes de carburant, imposées pour réduire la pollution. À partir d’avril prochain, tous les véhicules vendus en Inde devront respecter la nouvelle norme d’émission BS6, qui correspond à celle appelée Euro 6 en vigueur en Europe. C’est une amélioration importante, car cela permet de diviser par cinq la quantité de soufre émise par ces véhicules. Mais cette conversion a un coût, qui se répercute donc automatiquement sur le prix de ces voitures entre 5% pour les véhicules essence et 10% pour les diesel, plus polluants et donc plus difficiles à convertir. La plus grande marque indienne de véhicules particulies, Maruti-Suzuki, vient ainsi d’annoncer qu’elle allait arrêter de vendre des voitures diesel dès cette année, car la mise à jour des moteurs de cette flotte n’est pas rentable.

Des mesures incomplètes

Le problème, cependant, c’est que ces normes ne s’appliqueront qu’aux nouveaux véhicules, et que tous les anciens, souvent très vieux et polluants, continueront à circuler. On voit ainsi trop souvent des camionnettes utilitaires dégager d’épais nuages noirs de fumée derrière eux, et même si chaque véhicule doit passer un contrôle régulier d’émission, la police l'effectue rarement. L’une des mesures qui pourrait résoudre ce problème est le lancement d’une politique publique de reprise des vieilles voitures, telle qu’une prime à la casse. Et cela ravira également les constructeurs qui verront alors leurs ventes remonter.

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