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Inde / Cachemire

Inde: visite autorisée de diplomates étrangers au Cachemire

Un convoi soupçonné de transporter des diplomates étrangers à Srinagar, ce jeudi 9 janvier 2020.
Un convoi soupçonné de transporter des diplomates étrangers à Srinagar, ce jeudi 9 janvier 2020. REUTERS/Danish Ismail

Cinq mois après la révocation du statut d’autonomie dont bénéficiait le Cachemire depuis 70 ans, des dizaines de militants et politiciens sont toujours emprisonnés et les communications sont toujours restreintes. Mais New Delhi essaie de montrer à la communauté internationale que la situation est normale. Ainsi, le gouvernement indien emmène depuis jeudi une première délégation d’ambassadeurs installés dans le pays.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Les ambassadeurs de 15 pays sont arrivés ce jeudi dans le territoire du Cachemire, nouvelle entité administrative gouvernée directement par New Delhi.

Parmi eux se trouvent les représentants des États-Unis, de la Corée du Sud, du Togo, du Niger, du Nigeria ou de l’Argentine. Guidés par des fonctionnaires indiens, ils ont rencontré des membres de l’armée, des politiciens et des journalistes locaux.

Une visite très encadrée, donc, et qui ne comprend pas de rencontre avec des opposants, dont beaucoup sont encore en prison. Ces conditions particulières ont poussé les diplomates de l’Union européenne à refuser d’y prendre part. La France, par exemple, a décidé qu’il était prudent d’attendre avant de se prêter à un tel exercice. 

New Delhi essaie de montrer au monde que la situation est redevenue normale au Cachemire, cinq mois après avoir révoqué unilatéralement son autonomie, coupé toute communication et enfermé son élite politique.

Mais l’internet mobile y est toujours coupé et les politiciens de l’opposition basés à New Delhi n’ont, eux, toujours pas le droit de se rendre au Cachemire.

En octobre dernier, 27 députés européens, venant surtout de l’extrême droite, ont mené une première visite, officieuse, dans la région disputée. 

À lire aussi : Le Cachemire privé de son autonomie et réduit au silence, colère du Pakistan

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