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Vietnam

Au Vietnam, violents heurts entre policiers et paysans menacés d'expulsion

Les villageois de Dông Tâm protestent contre le projet des autorités de s'emparer d'une partie du village pour construire un aéroport.
Les villageois de Dông Tâm protestent contre le projet des autorités de s'emparer d'une partie du village pour construire un aéroport. AFP

Au Vietnam, des affrontements ont éclaté à Dông Tâm, près d'Hanoï jeudi 9 janvier entre des villageois et les autorités qui voulaient exproprier des paysans pour construire un aéroport militaire. Les circonstances restent floues mais un villageois et trois policiers ont été tués, selon les autorités vietnamiennes. Les sources proches des villageois comptent plusieurs mort du côté des civils.

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La région de Dông Tâm était encore bouclée ce dimanche 12 janvier. Le villageois décédé était une personne âgée, monsieur Lê, très respectée dans la région. Sa mort a causé beaucoup d'émois, comme en témoigne Trinh Ba Tu, militant des droits de l‘homme, joint par la rédaction vietnamienne de RFI : « Selon la dernière information venant de la presse officielle, 22 personnes ont été arrêtées dont la plupart sont des membres de la famille de Mr Lê. Jusqu'à dimanche, les policiers continuaient à interpeller des villageois. Leur cible principale est un groupe de Dông Tâm avec une trentaine de personnes environ, qui dirige les actions villageoises pour protéger leurs terres.

Les agents du pouvoir, qui seraient au moins une centaine, sont encore dans le village, selon Trinh Ba Tu. Ils seraient à la recherche des documents qui justifient le droit de propriété des résidents de Dông Tâm, sur les 57 hectares de terres agricoles disputées.

Pour justifier cette intervention, ils ont demandé aux villageois de signer des attestations,  selon lesquelles l'accrochage entre Mr Lê et les forces de l'ordre se déroulait à plus de deux kilomètres du village : « Aujourd'hui un journaliste indépendant a pu franchir les barrages qui encerclent le village pour interviewer la femme de Mr Lê. Elle a confirmé que son mari a été tué chez eux. Elle dit aussi qu'elle a été torturée par des policiers qui l'ont forcée à signer un procès verbal constatant qu'il y avait des armes dans la maison. Elle a refusé. Avant de partir, les policiers lui ont ordonné de garder le silence », raconte le militant des droits de l‘homme.

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