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Diplomatiquement isolée, la Birmanie se rapproche encore de la Chine

Le président chinois Xi Jinping et Aung San Suu Kyi, cheffe «de facto» du gouvernement birman, au palais présidentiel, le 18 janvier 2020.
Le président chinois Xi Jinping et Aung San Suu Kyi, cheffe «de facto» du gouvernement birman, au palais présidentiel, le 18 janvier 2020. Nyein Chan Naing/Pool via REUTERS

La visite de Xi Jinping en Birmanie, qui s’achève ce samedi, s’est soldée par la signature de 33 accords. La Chine veut donner un coup d’accélérateur à ses projets économiques colossaux dans ce pays qui a une importance stratégique très forte pour les « nouvelles routes de la soie » chinoises, en donnant à Pékin un accès à l’océan Indien.

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Avec notre correspondante à Rangoun, Sarah Bakaloglou

Parmi la trentaine d’accords signés se trouvent les principaux projets de Pékin : le corridor économique sino-birman et le chemin de fer reliant la ville de Muse au nord du pays à celle de Mandalay au centre, le développement urbain de la ville de Rangoun. Et surtout, un projet crucial dans l’ouest du pays : la construction d’un port en eau profonde dans l’État de l’Arakan.

► À lire aussi : La Chine tisse les « nouvelles routes de la soie » en Birmanie

Peu de détails ont filtré pour l’instant sur ces accords, mais une chose est sûre : aucune décision n’a été annoncée sur le controversé barrage hydroélectrique chinois de Myitsone, dans le Nord. Sa construction a été interrompue en 2011 devant la colère de la population locale, malgré les pressions chinoises.

Crise des Rohingyas

La Birmanie semble rester prudente, dans un pays où des élections sont prévues cette année et où la méfiance à l’égard d’une dépendance à la Chine est forte. Mais Rangoun ne peut pas se passer de l’appui économique et politique de Pékin. La Birmanie est isolée sur la scène internationale depuis la crise des Rohingyas en 2017.

La visite de Xi Jinping arrive d’ailleurs quelques jours seulement avant une décision importante de la Cour internationale de justice sur la Birmanie. Elle doit décider si oui ou non elle met en place des mesures provisoires contre la Birmanie, accusée de génocide.

À lire aussi : Le président chinois Xi Jinping en Birmanie: une visite attendue

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