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Coronavirus: les premières évacuations de Wuhan ont commencé

À l'aéroport de Tokyo-Haneda, des agents en tenue de protection s'affairent autour d'un avion en provenance de Wuhan, le 29 janvier 2020.
À l'aéroport de Tokyo-Haneda, des agents en tenue de protection s'affairent autour d'un avion en provenance de Wuhan, le 29 janvier 2020. Kyodo via REUTERS

Alors que le bilan de l’épidémie du virus 2019-nCoV continue de grimper, le Japon et les États-Unis ont évacué des centaines de leurs ressortissants de Wuhan, cette ville du centre de la Chine où a démarré l’épidémie.

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Le Japon et les États-Unis sont les premiers à avoir évacué leurs ressortissants mardi et mercredi de la ville de Wuhan, foyer de l’épidémie, confinée par les autorités depuis le 23 janvier. D’autres pays comme l’Australie, la Corée du Sud ou l’Espagne devraient suivre le pas tout au long de la semaine, et ce malgré les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé qui a jugé qu’une telle opération n’était pas nécessaire.

Le chef de l’OMS était en visite à Pékin mardi. Il a rencontré le président chinois Xi Jinping. Ce dernier a répété que son pays était ouvert et transparent dans la lutte contre ce virus qu’il a qualifié de « démon ».

Un vol vendredi pour les Français

Les Français de Wuhan, pour leur part, vont devoir attendre vendredi pour quitter le territoire chinois, d’après la ministre française de la Santé, Agnès Buzin, et ils seront soumis à une quarantaine à leur arrivé sur le territoire français.

Wuhan est une ville qui accueille les sièges de nombreuses entreprises françaises comme PSA, et Paris compte plus de 1 000 ressortissants dans la ville d’origine du virus. Un autre vol devrait être prévu plus tard dans la semaine, affrété cette fois-ci par la Commission européenne.

Le nombre de malades dépasse les victimes du Sras

Les Émirats arabes unis ont a annoncé leur premier cas de personne contaminée par le nouveau virus chinois, au sein d’une famille venant de Wuhan.

À ce jour, la maladie a fait 132 morts et contaminé près de 6 000 personnes. Un chiffre qui dépasse désormais le nombre d'infections enregistrées lors de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, qui avait contaminé 5 327 personnes. Le Sras avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale.

Mesures drastiques

L’essentiel des contaminations a lieu en Chine, mais une quinzaine d’autres pays sont désormais touchés. Le Japon et l’Allemagne ont fait état mardi de transmissions entre humains survenus sur leur sol.

Certains pays ont pris des mesures radicales. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé qu’elle n’accepterait plus sur son sol de voyageur étranger en provenance d’Asie.

La compagnie British Airways a suspendu provisoirement tous ses vols vers la Chine, de même que la compagnie indonésienne Lion Air, plus grande flotte d'Asie du Sud-Est, à partir du 1er février. Le groupe indonésien dessert 15 villes chinoises et transporte un million de touristes chinois par an.

Deux autres compagnies ont opté pour une réduction de leurs dessertes. L'américaine United Airlines suspend certains vols vers Pékin, Shanghai et Hong Kong, du 1er au 8 février. La seconde, Cathay Pacific, basée à Hong Kong, va dès ce jeudi et jusqu'à fin mars réduire progressivement de moitié ses vols vers et en provenance de la Chine continentale.

De son côté, la compagnie russe Ural Airlines a annoncé la suspension de tous ses vols à destination de l’Europe. La compagnie hexagonale Air France maintient, elle, ses dix vols hebdomadaires à destination de Pékin et ses treize vols vers Shanghai. Mais depuis le 24 janvier, elle a suspendu ses dessertes vers Wuhan. Pas de modification non plus chez Lufthansa, qui assure ses dix vols quotidiens vers la Chine. La compagnie allemande certifie « avoir mis en place plusieurs mesures » comme la distribution de masques à son personnel volant et au sol.

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