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Coronavirus: premier décès à Hong Kong, le deuxième hors de Chine continentale

Coronavirus: des gens font la queue pour acheter des masques faciaux, à Hong Kong, le 28 janvier 2020.
Coronavirus: des gens font la queue pour acheter des masques faciaux, à Hong Kong, le 28 janvier 2020. REUTERS/Tyrone Siu

Quelques heures après l’annonce de nouvelles fermetures de frontières avec la Chine, Hong Kong a annoncé son premier cas de décès d’un malade ayant contracté le coronavirus à Wuhan. C’est le deuxième cas de décès hors de Chine continentale, après les Philippines.

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De notre correspondante à Hong Kong,

L’homme de 39 ans est décédé d’un arrêt cardiaque, ce mardi matin. C’était le « cas numéro 13 » à Hong Kong, qui compte pour le moment 15 patients confirmés. Il s’était rendu à Wuhan le 21 janvier et était revenu à Hong Kong deux jours plus tard en empruntant le train rapide, mode de transport par lequel la plupart des gens contaminés sont arrivés à Hong Kong.

Dès son hospitalisation, le 31 janvier, lorsque la fièvre est apparue, les autorités sanitaires avaient indiqué que le patient était déjà fragilisé par d’autres problèmes de santé. Sa mère, qui n’avait pas voyagé en Chine, est également tombée malade.

Il pourrait être l’une des premières victimes d’une transmission d’homme à homme, dans la région administrative spéciale de Hong Kong.

Frontière poreuse

Ce premier mort du nouveau coronavirus intervient alors que les personnels hospitaliers entament une deuxième journée de grève ce mardi 4 février pour réclamer une fermeture totale des frontières. Lundi, 2 700 employés des hôpitaux publics, parmi lesquels 300 médecins et infirmiers, ont participé au mouvement.

Leur syndicat affirme que les 70 000 personnes qui continuent tous les jours de passer la frontière avec la Chine augmentent le risque de contamination des Hongkongais. « Cette fréquence constitue un défi pour la prévention de l’épidémie à Hong Kong, pointe Ivan Law, vice-président du syndicat HA Employees Alliance. Nous demandons d’empêcher toute personne qui a transité par la Chine continentale d’entrer à Hong Kong. »

« Actuellement, Hong Kong ne contrôle l’état de santé que des personnes qui ont séjourné à Hubei, la province la plus touchée par l’épidémie, mais d’autres régions chinoises sont aussi touchées, insiste Ivan Law. Il est impossible de contrôler la température de tout le monde. Si nous demandons une fermeture complète de la frontière, c’est pour éviter une éventuelle explosion des contaminations locales. Et sans la mise en place d'une telle mesure, le risque est important. »

« On n’est pas surpris et il y en aura plus »

Mais à Hong Kong, ce décès ne surprend pas. Eric, un habitant du territoire, confie qu’il s’y attendait. « Ce n’était qu’une question de temps. On n’est pas surpris et il y en aura plus. Les citoyens font vraiment attention. Donc tout le monde essaye d’acheter un masque. Beaucoup de mes amis, beaucoup de citoyens n’en ont pas assez pour tenir plus d’une ou deux semaines. C’est ce qui nous inquiète le plus. »

Eric décrit une ville qui tourne au ralenti. « Les gens restent à la maison. Les sites internet des magasins pour faire les courses sont pris d’assaut, parce que tout le monde veut acheter des choses sans sortir de chez soi. Beaucoup de bureaux et de service public sont fermés… On essaie de limiter les contacts et les risques de transmissions. Mais la plupart des efforts pour se protéger sont à l’initiative des citoyens, et non pas du gouvernement. »

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