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Coronavirus: au moins 40 Américains infectés sur le «Diamond Princess»

Les passagers du navire de croisière «Diamond Princess», montent à bord des deux avions affrêtés par les États-Unis à l'aéroport de Haneda à Tokyo, le 17 février 2020.
Les passagers du navire de croisière «Diamond Princess», montent à bord des deux avions affrêtés par les États-Unis à l'aéroport de Haneda à Tokyo, le 17 février 2020. REUTERS/Athit Perawongmetha

Au moins quarante Américains ont été infectés par le coronavirus à bord du navire Diamond Princess, qui se trouve en quarantaine au large du Japon. 454 passagers et membres d’équipage ont contracté le coronavirus à bord, après la détection de 99 nouveaux cas ce lundi 17 février. Washington a commencé à évacuer ses ressortissants et plusieurs autres pays étrangers s’apprêtent à le faire.

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La quarantaine d’Américains infectés par le coronavirus seront traités dans des hôpitaux au Japon. L'état de santé des malades est variable, a indiqué le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses. « Vous pouvez être atteint et avoir des symptômes minimaux, mais vous restez contagieux. Ou vous pouvez avoir une infection pulmonaire grave qui impose une hospitalisation et peut-être même une intervention plus lourde », a expliqué le directeur, sans donner de détails sur la date de dépistage ou de prise en charge des malades notamment.

Le Diamond Princess est placé en quarantaine depuis le 5 février avec ses 3 711 passagers et membres d'équipage, après un test positif sur un croisiériste débarqué à Hong Kong.

Ce lundi, 454 personnes étaient déclarées infectées et hospitalisées, selon un nouveau bilan donné par le ministère japonais de la Santé, après la détection de 99 nouveaux cas à bord. Il n'était pas clair dans l'immédiat si ce décompte inclut les Américains.

Face à l'aggravation de la situation et compte tenu des doutes sur l'efficacité des mesures prises, plusieurs États ont décidé d'évacuer leurs ressortissants paraissant sains pour les placer quatorze jours en quarantaine dans leur pay respectifs. Les États-Unis ont ainsi dès samedi adressé aux quelque 350 passagers américains un courrier pour leur offrir cette option.

À lire aussi : Coronavirus: à bord du «Diamond Princess», les passagers rêvent de liberté

Une opération d'évacuation d'ampleur

D'heure en heure, la liste du nombre de croisiéristes étrangers à évacuer du Diamond Princess s'allonge, explique notre correspondant à Tokyo, Bruno Duval : au moins 350 Américains, 330 Hongkongais, 250 Canadiens… Sans compter probablement plusieurs dizaines d'Australiens et de Taïwanais : les gouvernements de ces deux pays sont en train de négocier avec Tokyo. L'Italie a aussi annoncé ce dimanche son intention d'évacuer rapidement ses ressortissants.

Les États-Unis, eux, ont déjà commencé leur opération d’évacuation. Dans la nuit de dimanche à lundi heure locale, une trentaine de cars de l'armée japonaise sont venus chercher les croisiéristes américains depuis le port de Yokohama. Deux vols charters affrétés par Washington devaient ensuite partir de l’aéroport international de Tokyo Haneda à destination des États-Unis, où ils devront observer une quarantaine de 14 jours.

« Si les gens commencent à développer des symptômes à bord de l'avion, ils seront mis à l'écart », a précisé le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses.

Gestion opaque

L'heure de décollage de ces avions n'a pas encore été précisée. Ni les modalités pratiques de cette opération d'envergure : le gouvernement japonais communique très peu sur le sujet, rapporte notre journaliste Bruno Duval. Depuis le début, il gère cette crise sanitaire avec opacité : c'est ce que lui reprochent les réseaux sociaux.

C'est sans doute aussi parce que les autorités nippones sont débordées par la situation. Le nombre de contaminations s'est envolé ce week-end, dans le pays avec 59 cas, dont une octogénaire décédée. À bord du Diamond Princess, un autre tour de force va devoir être réalisé: plus de 2 000 croisiéristes à tester au coronavirus avant mercredi, le jour où la quarantaine prendra fin.

Une croisiériste américaine malade au Cambodge

Autre pays, autre croisière touchée par le virus. Au Cambodge, une passagère du MS Westerdam a été finalement testée positive au coronavirus. L’Américaine de 83 ans a été prise en charge en Malaisie après avoir montré les premiers symptômes de la maladie lors de son escale. Six autres passagers sont désormais en observation en Malaisie. Une nouvelle dont se serait bien passé le gouvernement cambodgien, le seul à avoir accepté de recevoir ce bateau de croisière bloqué en mer pendant 11 jours. Cinq pays avaient précédemment rejeté le navire.

Les tests ont été menés deux fois par les autorités malaisiennes. Les deux sont revenus positifs au coronavirus, rapporte notre correspondante à Phnom Penh,  Juliette Buchez. La Malaisie annonce par ailleurs qu’aucun autre voyageur du MS Westerdam ne sera désormais autorisé à entrer sur son territoire.

Les passagers du bateau de croisière ont embarqué mi-janvier à Singapour sans se douter de l’ampleur qu’allait prendre l’épidémie de coronavirus. Mercredi dernier 12 février, personne ne montrait de symptômes quand le Cambodge a finalement accepté le navire dans son port de Sihanoukville.

Les 2 257 personnes à bord ont commencé à être évacuées ce vendredi 14 février et certaines ont déjà regagné leur pays.

Débarquement interrompu

Malgré une durée d’incubation variable, seuls 20 passagers avec des maux divers avaient été testés pour le coronavirus. Tous étaient alors négatifs. Le débarquement est interrompu depuis l’annonce du premier test positif ce samedi soir 15 février.

Près de 1 000 passagers et membres d’équipage demeurent à bord du MS Westerdam. D’autres ont quitté le bateau et se trouvent actuellement au Cambodge. Certains ont indiqué devoir dorénavant rester confinés dans leur chambre d’hôtel et passer des examens.

À ce jour, seul un cas de coronavirus a été officiellement diagnostiqué au Cambodge chez un touriste chinois en janvier. Pris en charge sur place et guéri, il a récemment regagné la Chine.

À lire aussi : Coronavirus: les contaminations en baisse pour le troisième jour consécutif

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