Accéder au contenu principal

La Chine retire les accréditations de trois journalistes du «Wall Street Journal»

Un homme portant un masque passe devant le siège de la Banque populaire de Chine, la banque centrale, à Pékin, en Chine, alors que le pays est frappé par une épidémie du nouveau coronavirus, le 3 février 2020 (photo d'illustration).
Un homme portant un masque passe devant le siège de la Banque populaire de Chine, la banque centrale, à Pékin, en Chine, alors que le pays est frappé par une épidémie du nouveau coronavirus, le 3 février 2020 (photo d'illustration). ©REUTERS/Jason Lee

Pékin a annoncé l’expulsion de trois journalistes du Wall Street Journal en réaction à un éditorial publié par le média américain au début du mois, intitulé « La Chine est le vrai homme malade de l’Asie » et critiquant la gestion de la crise sanitaire actuelle par les autorités chinoises.

Publicité

De notre correspondant à Pékin,

S’il n’est pas rare de voir Pékin refuser le renouvellement de la carte de presse à des journalistes occidentaux, c’est une décision inédite prise par les autorités que d’expulser trois journalistes d’un même média étranger. Leur tort : travailler pour le Wall Street Journal, qui a publié au début du mois un éditorial critiquant la gestion de l'épidémie de coronavirus, par les autorités chinoises. Un éditorial signé par un universitaire non salarié du journal.

Le ministère des Affaires étrangères avait demandé en vain des excuses publiques pour un article jugé raciste.

Plus de 2 000 morts liés au coronavirus

Cet épisode montre la tension au sein de l’appareil communiste, sous la pression de sa population, elle aussi très en colère contre l’attitude de son gouvernement. Le bilan de l'épidémie de coronavirus a franchi, ce mercredi, la barre des 2 000 morts en Chine.

Ces expulsions interviennent aussi au lendemain d’une décision de Washington qui considère désormais les journalistes de médias officiels chinois, opérant sur le sol américain, comme des agents de l’État communiste. Une nouvelle désignation qui vise à lutter contre l’influence de Pékin dans le pays.

Les trois journalistes, deux Américains et un Australien, ont désormais cinq jours pour quitter le territoire chinois, alors que l’une d’elle est bloquée à Wuhan, ville soumise à l’isolement depuis près d’un mois.

À lire aussi Chine: les conditions de travail des correspondants se sont encore dégradées en 2018

Mise à jour le 20.02 à 4h30 : réaction des Américains

Les États-Unis condamnent l’expulsion par la Chine des trois correspondants du Wall Street Journal, écrit Mike Pompeo dans son communiqué. « Les pays adultes et responsables comprennent qu’une presse libre rapporte des faits et exprime des opinions. La réponse adaptée est d’apporter des contre-arguments, pas de restreindre la liberté d’expression », a déclaré Mike Pompéo.

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.