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Corée du Sud: un ex-président emprisonné après avoir perdu son procès en appel

L'ex-président sud-coréen Lee Myung-bak, lors de son transfert en prison, à Séoul, le 23 mars 2018.
L'ex-président sud-coréen Lee Myung-bak, lors de son transfert en prison, à Séoul, le 23 mars 2018. Jung Yeon-je/Pool via Reuters

Il avait été reconnu coupable d'avoir touché indûment des fonds du groupe Samsung pour accorder une grâce présidentielle au président du géant sud-coréen Lee Kun-hee, qui avait été condamné pour évasion fiscale.

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L'ancien président sud-coréen Lee Myung-bak a été placé en détention ce mercredi 19 février après sa condamnation  en appel à 17 ans de réclusion pour corruption.

Au pouvoir de 2008 à 2013, l'ex-chef de l'État avait effectué un bref séjour en prison en 2018 après avoir été condamné à 15 ans d'emprisonnement et à une amende de 13 milliards de won (10 millions d'euros) pour corruption et détournements de fonds. Lee Myung-bak avait été rapidement libéré sous caution et avait fait appel de sa condamnation. Il avait été reconnu coupable d'avoir touché indûment des fonds du groupe Samsung pour accorder une grâce présidentielle au président du géant sud-coréen Lee Kun-hee, qui avait été condamné pour évasion fiscale.

À l'issue d'une audience qui s'est tenue mercredi, un tribunal de Séoul a condamné l'ancien président à une peine plus lourde. Il a notamment considéré que Lee Myung-bak « n'avait manifesté aucun signe de remords ni aucun sens de ses responsabilités » quant aux faits qui lui étaient reprochés. Au contraire, l'ancien président a rejeté la faute sur les fonctionnaires avec lesquels il travaillait ainsi que sur les employés de Samsung, a affirmé le tribunal.

Les quatre ex-présidents encore en vie ont été condamnés

De nombreux chefs d'État sud-coréens ont fini derrière les barreaux après avoir quitté le pouvoir. Les quatre ex-présidents encore en vie ont ainsi tous été condamnés.

Park Geun-hye, la présidente qui a succédé à Lee Myung-bak, purge actuellement une peine de 32 ans d'emprisonnement pour corruption, abus de pouvoir et violations de la loi électorale.

Un autre ex-dirigeant, Roh Moo-hyun, s'était suicidé en 2009 après avoir été interrogé sur des soupçons de corruption impliquant sa famille.

(Avec AFP)

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