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Coronavirus: le gouvernement japonais critiqué pour sa gestion de la crise

Des personnes coincées en quarantaine sur le paquebot «Diamond Princess» observent ce qu'il se passe sur le quai.
Des personnes coincées en quarantaine sur le paquebot «Diamond Princess» observent ce qu'il se passe sur le quai. REUTERS/Kim Kyung-hoon

Alors que 88 nouveaux cas de Sars-CoV-2 ont été confirmés, mercredi 19 février, à bord du paquebot « Diamond Princess » à Yokohama, le débarquement des passagers va continuer. Sous une pluie de critiques. 

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Avec notre correspondant à Tokyo, Bruno Duval

Au moins 621 personnes sont contaminées par le Sars-CoV-2 à bord du paquebot en quarantaine dans le port de Yokohama, au Japon. Pour autant, l’opération de débarquement des croisiéristes en bonne santé, qui a débuté ce mercredi 19 février avec 500 personnes, va se poursuivre jusqu'au vendredi 21.

Un croisiériste sur six au moins, donc, a été contaminé, et ce bilan n'est toujours pas définitif.

Les bateaux, « nids à microbes »

Malgré les mesures prises pour s’assurer que les civils débarqués sont en bonne santé, une pluie de critiques s'abat sur le gouvernement japonais, accusé d'avoir mal géré cette crise sanitaire. Selon un éminent professeur de l'université de Kobe, la situation à bord est « chaotique ». Des déclarations prononcées dans une vidéo qui fait un tabac au Japon.

D'autres spécialistes confirment, qu'au début de l'épidémie en tout cas, les précautions sanitaires prises à bord n’ont pas été suffisantes. Ils ajoutent que les bateaux étant « des nids à microbes », c'est à terre que cette quarantaine aurait dû se dérouler. Le problème, c’est qu’aucun hôpital ne pouvait accueillir les 3 711 occupants du navire, répond le gouvernement.

Au Japon, le ton monte

De nombreuses critiques sont aussi émises sur le fait que le gouvernement n'a pas toujours été à la hauteur : il a tardé, par exemple, à tester tous les croisiéristes. Les débarquements de touristes qui ont eu lieu ce mercredi matin n'ont pas arrangé les choses. Même s’ils étaient en bonne santé au moment des tests, pour des épidémiologistes, la décision de les faire sortir est incompréhensible vu le délai d'incubation de la maladie et la confirmation de 88 nouveaux cas la même journée.

Au Parlement japonais, la tension est montée d’un cran sur ce sujet. Les Japonais également sont mécontents de la manière dont la crise a été gérée, selon plusieurs sondages. Le Premier ministre Shinzo Abe est dans ses petits souliers, notamment car sa cote de popularité vient de dégringoler en raison de scandales politico-financiers.

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