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Coronavirus: un internaute dénonce la gestion de la crise en Chine

Des gardes portant un masque en guise de mesure de sécurité face au coronavirus. (Image d'illustration)
Des gardes portant un masque en guise de mesure de sécurité face au coronavirus. (Image d'illustration) GREG BAKER / AFP

En Chine, plus de 75 000 personnes sont infectées par le coronavirus (Covid-19). Les autorités continuent de mettre la pression sur les citoyens qui critiquent la gestion de la crise. Mais Chen Siming, 56 ans, apostrophe régulièrement les autorités sur les réseaux sociaux.

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De notre correspondante à Shanghai,

Depuis une semaine, Chen Siming reçoit régulièrement la visite de la police dans son appartement. Des agents en uniforme lui demandent d’arrêter de poster sur Twitter des messages critiques envers le gouvernement. Avec son téléphone, il enregistre les échanges comme celui-ci : « Nous sommes venus vous dire qu'il faut que vous arrêtiez de tweeter. Si vous continuez de tweeter, il faudra que vous assumiez les conséquences de vos actes ».

Une vie en liberté surveillée

Aujourd'hui, Chen Siming vit en liberté surveillée. Il le sait, il risque la prison, mais cela n’entame pas son combat. Il veut continuer à écrire sur les réseaux sociaux. « Je tweete des informations pour montrer comment le gouvernement s’y prend pour nous empêcher de nous exprimer librement, car ils font tout pour contrôler l’opinion publique », dit-il.

Un avocat, Chen Qiushi, et un journaliste citoyen, Fang Bin, qui avaient dénoncé le manque de transparence dans la gestion de la prise en charge sur le coronavirus, sont portés disparus. Officiellement, ils ont été placés en quarantaine, mais ils seraient plus vraisemblablement détenus par les autorités. 

Pour Chen Siming, les autorités sont fébriles, car l’épidémie ébranle le pouvoir chinois. « Les autorités craignent de voir la stabilité du pouvoir menacée. Alors, pour se maintenir en place, elles tentent de contrôler la situation en cachant la vérité sur l’épidémie de coronavirus », poursuit-il.

Chen Siming fait partie des signataires d’une récente pétition adressée aux plus hautes autorités de l’État. Elle réclame une plus grande liberté d’expression dans le pays.

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