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Coronavirus: au Hubei, l’impossible rapatriement d'un Chinois résidant en France

Un agent de sécurité portant un masque, assis sur une chaise le long d'une rue fermée en raison de l'épidémie de coronavirus à Pékin le 21 février 2020.
Un agent de sécurité portant un masque, assis sur une chaise le long d'une rue fermée en raison de l'épidémie de coronavirus à Pékin le 21 février 2020. STR / AFP

Un troisième vol avec une trentaine de Français à bord doit arriver sur le sol français ce vendredi. Tous les passagers seront mis en quarantaine pendant 14 jours dès leur atterrissage.

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Jançai, un trentenaire chinois qui vit et travaille à Paris depuis une dizaine d’années, n’a pas pu embarquer sur ce dernier vol de rapatriement. Faute d’un passeport français, il restera donc encore bloqué dans la province du Hubei, où le nombre des contaminations au coronavirus ne fléchit pas, sans savoir quand il pourra enfin revenir chez lui, à Paris. 

L’épidémie l’a surpris pendant ses vacances du Nouvel an. À peine arrivé chez ses parents, à 120 km de Wuhan, les autorités ont imposé une quarantaine très stricte à sa ville. Tous ses proches sont pris au piège dans la maison familiale ; la nourriture est désormais rationnée. « On a le droit de faire les courses une fois tous les cinq jours ; et ensuite tu dois attendre cinq jours pour avoir un nouveau ticket... je ne suis pas sorti de chez moi depuis 20 jours », explique t-il au téléphone à Heike Schmidt.

Le 6 février, le vol Air France qui devait ramener Jançai à Paris a été annulé. Depuis, c’est le casse-tête : comment faire pour rejoindre son nouveau travail comme contrôleur interne dans une grande entreprise française ? « J'ai signé une promesse d’embauche, j’ai expliqué à mon employeur, il a compris, c’est pas de ma faute, force majeure »

Un temps, il avait pensé pouvoir monter à bord du dernier vol de rapatriement vers la France. Un espoir qui s’est vite dissipé. « J'ai essayé de contacter l'ambassade de France à Wuhan mais on m'a dit que les Français qui habitent à Wuhan ont la priorité. »

Sa résolution est prise : dès qu’il sera de retour en France et sorti de quarantaine, le jeune Chinois compte demander la nationalité française

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